Le Saoudien, Ibrahim Hassan Asiri, artificier d'el-Qaëda au Yémen, est suspecté d'avoir conçu les explosifs dissimulés dans les colis qui ont été retrouvés à Dubaï et Londres. /
Le premier "tuyau", en juillet, était un avertissement de portée générale sur un possible attentat contre les États-Unis ou l'Europe.
Les services saoudiens ont fourni un renseignement beaucoup plus détaillé le 9 octobre, indiquant qu'el-Qaëda au Yémen avait terminé quatre jours auparavant la préparation d'un attentat contre les États-Unis ou l'Europe, à l'aide d'un ou deux avions, éventuellement de manière simultanée.
Cet avertissement a été transmis quelques jours après l'interception en septembre par les autorités américaines de colis suspects en provenance du Yémen à destination de Chicago (nord des États-Unis).
Ces paquets contenaient des livres, des journaux, des CD et divers articles, mais pas d'explosifs, cependant les autorités américaines pensent que ces envois auraient pu servir de test pour un futur attentat au colis piégé.
Enfin, le 28 octobre, des responsables saoudiens ont averti le gouvernement américain que des bombes pourraient se trouver sur des vols cargo se dirigeant vers les États-Unis, incitant les responsables des États-Unis et de plusieurs autres pays à entamer des recherches tous azimuts.
Deux colis piégés, adressés à des institutions juives de Chicago et prêts à exploser, avaient été interceptés le 29 octobre dans des avions à Dubaï et en Angleterre, dont l'un avait été acheminé sur un vol passagers.
La Maison Blanche avait immédiatement remercié l'Arabie saoudite pour son aide ayant permis selon elle d'identifier la menace.
La branche yéménite d'el-Qaëda, Aqpa, avait revendiqué vendredi l'envoi de ces colis piégés.

