"Nous avons décidé d'ouvrir des discussions avec les pays concernés afin de collecter des informations", a déclaré le Premier ministre Naoto Kan à l'issue d'une réunion avec ses ministres. /
Le gouvernement de centre-gauche a peiné à se décider, en raison de divisions internes sur l'opportunité pour l'archipel de rejoindre le Partenariat transpacifique (TPP).
Les milieux d'affaires japonais font pression sur le pouvoir pour qu'il entre rapidement dans le TPP pour rendre les produits Made in Japan plus compétitifs. Mais les agriculteurs nippons craignent d'être laminés par l'importation de produits alimentaires peu chers venant des pays adhérents au traité.
Révélateur de ces désaccords, M. Kan n'a pas dit si le Japon allait adhérer ou non au TPP à l'issue des discussions, bien qu'il ait indiqué que son pays ne pouvait "être laissé derrière d'autres pays qui s'ouvrent et signent des accords de libre-échange".
Le TPP ne compte pour l'instant que quatre nations, Brunei, le Chili, la Nouvelle-Zélande et Singapour, qui ont supprimé l'essentiel de leurs tarifs de douane et autres barrières commerciales pour les échanges les concernant.
Mais les États-Unis sont entrés en négociation pour le rejoindre, tout comme l'Australie, la Malaisie, le Pérou et le Vietnam.
Le Japon a débattu de ce sujet en urgence, souhaitant arriver à une première conclusion présentable lors du sommet des chefs d'État et de gouvernement des 21 pays de l'Apec, qu'il organise les 13 et 14 novembre à Yokohama (région de Tokyo).


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