Les contrôles se sont renforcés à l’entrée de l’aéroport international de Sanaa. Khaled Abdullah/Reuters
Réagissant à cette initiative, el-Qaëda dans la péninsule arabique (Aqpa) a appelé dans un communiqué mis en ligne sur des sites islamiques mardi les membres de la tribu à ne pas « coopérer avec le gouvernement yéménite ». Le communiqué signé des « fils » de la tribu « au sein d'Aqpa » déplore que « les chefs et les notables de la tribu aient tenu une réunion avec un envoyé du gouvernement » et les met en garde contre toute tentative de « désavouer leurs frères et leurs proches afin de laisser l'ennemi les tuer ».
Cette initiative intervient alors que le Yémen a commencé mardi à juger par contumace l'imam Aulaqi, qui a été accusé par un tribunal chargé des affaires terroristes « d'incitation à l'assassinat d'Occidentaux et de membres des services de sécurité ». Il est connu pour avoir entretenu une correspondance avec le commandant américain Nidal Hassan, accusé de la fusillade qui a fait 13 morts en novembre 2009 à la base de Fort Hood (Texas). Il a également été mis en cause dans l'attentat raté commis par un Nigérian dans un avion américain reliant Detroit à Amsterdam le jour de Noël 2009.
Toujours dans le sud du pays, des unités de l'armée et des forces de sécurité encerclaient hier la localité de Jaar de la province d'Abyane, théâtre mercredi d'affrontements entre soldats et militants présumés d'el-Qaëda, a indiqué un responsable yéménite. « Une réunion des commandants des forces de sécurité s'est tenue ce matin à Zinjibar » (chef lieu de la province d'Abyane, proche de Jaar) et il a été décidé de « nettoyer la ville des éléments d'el-Qaëda », a ajouté ce responsable, qui s'exprimait sous le couvert de l'anonymat.
Enfin, l'un des colis piégés en provenance du Yémen et à destination des États-Unis, qui suscitent depuis le week-end dernier une alerte mondiale sur la sécurité du fret aérien, avait été désamorcé 17 minutes avant l'explosion prévue, a révélé hier le ministre français de l'Intérieur.


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