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Lifestyle - Vidéo

Une fédération pour gagner sa vie en jouant au football virtuel

Être rémunéré en disputant des matches de football sur consoles, c'est ce que propose la Manifoot International Association, qui entend créer une ligue de joueurs vivant seulement de leurs exploits virtuels partout dans le monde.

Manifoot entend faire émerger des professionnels fortement rémunérés, avec des structures semblables à celles des fédérations du football réel.

Surnommé Manifoot, contraction de main et de football, cette fédération, présidée par l'attaquant du Paris-Saint-Germain (PSG), Peguy Luyindula, a été lancée à l'occasion de la première édition du salon Paris Games Week, vitrine du secteur en France qui se termine dimanche à la Porte de Versailles.
"Quand j'étais plus jeune, sans avoir encore l'idée d'une fédération, je me disais que ce serait bien s'il existait une structure dans laquelle il serait possible de me mesurer à d'autres joueurs", a raconté Peguy Luyindula, évoquant la genèse du projet.
D'autres compétitions de jeux vidéo de football existent déjà : l'éditeur japonais Konami organise chaque année la PES League disputée sur son titre "Pro Evolution Soccer", tandis que son concurrent américain Electronic Arts (EA) propose l'EA Sports Football Challenge avec sa série "Fifa".
À leur différence, Manifoot entend faire émerger des professionnels "fortement rémunérés", avec des structures semblables à celles des fédérations du football réel.
L'objectif est à terme d'avoir une commission de discipline, afin de sanctionner les personnes ayant un mauvais comportement, une autre s'occupant de l'organisation des compétitions.
Si les sélections permettant de participer aux tournois se disputeront sur internet, un joueur français pouvant affronter un rival italien par exemple, les phases finales rassembleront les qualifiés dans un même endroit, afin de leur faire ressentir davantage de pression.
La première grande compétition, annoncée pour le début 2011, sera dotée de 30 000 euros.
Le financement des gains est en partie assurée par l'acquisition d'une licence, comme dans le cadre de la pratique de tout sport, au prix de 30 euros.
"Quelque soit le nombre de licenciés, entre le coût de fonctionnement de la fédération et les dotations, on n'aura pas assez. Nous avons aussi des ressources personnelles et des sponsors", a souligné l'attaquant du PSG.
Si les championnats de Konami et d'Electronic Arts se disputent seulement sur leur propre simulation, Manifoot exige des joueurs qu'ils maîtrisent les deux titres pour prétendre au statut de professionnel, une condition qui laisse "dubitatif" du côté de l'éditeur américain, son concurrent n'ayant pas souhaité faire de commentaire sur la fédération.
"Ce concept semble relativement incompatible avec le comportement des joueurs. Généralement, quand on joue à Fifa ou à PES, on ne joue pas à l'autre jeu", a explique Hugues Ouvrard, directeur marketing d'EA pour l'Europe du Sud.
Selon lui, un autre inconvénient est d'ordre financier avec la nécessité d'acheter les deux productions et de payer une licence Manifoot.
Quant à l'idée de soutenir cette nouvelle fédération, lors des tournois de l'EA Sports Football Challenge par exemple, elle n'est "pas réalisable".
"Il est difficile d'imaginer Electronic Arts présenter une compétition avec le jeu de son concurrent. Tout comme je vois mal Konami mettre Fifa lors d'une PES League. Si Manifoot permettait de ne jouer qu'à un seul des deux titres, cela serait par contre envisageable", assure le directeur marketing.
Surnommé Manifoot, contraction de main et de football, cette fédération, présidée par l'attaquant du Paris-Saint-Germain (PSG), Peguy Luyindula, a été lancée à l'occasion de la première édition du salon Paris Games Week, vitrine du secteur en France qui se termine dimanche à la Porte de Versailles."Quand j'étais plus jeune, sans avoir encore l'idée d'une fédération, je me disais que ce serait bien s'il existait une structure dans laquelle il serait possible de me mesurer à d'autres joueurs", a raconté Peguy Luyindula, évoquant la genèse du projet.D'autres compétitions de jeux vidéo de football existent déjà : l'éditeur japonais Konami organise chaque année la...
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