Le réalisateur libanais Bahij Hojeij s'est vu décerner la "Perle noire" du meilleur long métrage arabe./
C'est l'actrice américaine Uma Thurman qui a remis au réalisateur d'"Âmes silencieuses" (Russie), Aleksei Fedorchenko, la "Perle noire" du meilleur long métrage étranger (100 000 USD également).
Le jury a affirmé avoir choisi ce film sur le peuple Merja, une minorité qui habitait dans la région de la Volga, pour sa "description poétique d'un héritage culturel".
"Carlos" du réalisateur français Olivier Assayas a obtenu une mention spéciale du jury pour avoir tenté de dépeindre "le portrait complexe d'une époque, d'une région et d'un personnage controversé".
Le film suit la trajectoire peu commune du Vénézuélien Ilitch Ramirez Sanchez, célèbre sur la planète entière pour sa participation à des attentats au service notamment de la cause palestinienne, du Beyrouth des années 70 à Aden et Khartoum, en passant par plusieurs capitales arabes et européennes.
Quinze films au total étaient en lice dans la compétition du long métrage, parmi "Miral", du cinéaste américain Julian Schnabel ("Le Scaphandre et le Papillon") qui relate l'histoire de la directrice palestinienne d'un orphelinat à Jérusalem.
Dans la sélection Horizons nouveaux, ouverte aux réalisateurs qui présentent leur première ou deuxième oeuvre, le meilleur long métrage a été attribué à l'Iranien Vahid Vakilifar pour son film "Gesher" qui décrit la vie des travailleurs sur le littoral du Golfe en Iran.
Le film "OK, c'est assez, au revoir" (Liban) de Rania Attieh et Daniel Garcia a obtenu le prix du meilleur film arabe dans cette sélection.
Avec des prix, les "Perles noires" -en hommage au passé perlier des Émirats arabes unis- d'une valeur totale de près d'un million de dollars, le festival d'Abou Dhabi, l'un des derniers né du monde arabe, est aussi le plus richement doté.


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