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Mariés ou prisonniers


Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est uni civilement à son compagnon Michael Mronz le 21 septembre dernier. Au Liban, l'article 534 du code pénal prévoit la prison pour les homosexuels, sans parler des brimades, des injustices, des passages à tabac qu'ils subissent et même des risques d'assassinats comme, il y a quelque temps, à Jeitaoui.
La bible des psychiatres américains, le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), a supprimé en 1986 l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Dans la puritaine Amérique, on considère désormais l'homosexualité comme un simple penchant pour une personne du même sexe.
Le Liban a vécu 400 ans sous le joug ottoman. Or, dans le Code pénal turc, il n'existe aucun texte qui punit l'homosexualité. L'article 534 est un reliquat du mandat français, mais la France de 2010 n'est plus la France du mandat.
Je me permets donc de suggérer que l'on prenne contact avec le président (Michel Moussa) et le rapporteur (Ghassan Moukheiber) de la commission parlementaire des droits de l'homme, ainsi qu'avec Robert Ghanem, président, et Nawwar Sahili, rapporteur de la commission parlementaire de l'Administration et de la Justice, en rappelant que le Liban a signé des conventions avec l'Union européenne en matière des droits de l'homme et leur propose de déposer un projet de loi abolissant l'article 534 qui sanctionne des gens dont le seul crime est d'avoir une inclination affective pour une personne du même sexe.
Il est peut-être temps que cette situation cruelle prenne fin chez nous.

Édouad DOUMIT

Voleurs à l'arraché


Que nous soyons dans un véhicule ou à pied, et de jour comme de nuit, nous traversons actuellement la grande époque du vol à l'arraché de sacs dont toute personne risque d'être victime, que ce soit dans la capitale ou dans les banlieues. Les dames qui tiennent de façon légère leur sac à main sont les plus vulnérables. Parfois, les malfrats utilisent la méthode forte pour s'emparer des sacs. Que de femmes, jeunes ou âgées, en résistant, sont tombées à terre, blessées ou bien se fracturant qui une main, qui un pied, et conduites en urgence aux hôpitaux. Cela commence toujours par un motocycliste qui fait mine d'attendre comme tout le monde aux feux de signalisation. Impossible pratiquement d'arrêter ces voleurs tant ils maîtrisent leurs engins à deux roues en prenant de gros risques. Le comble, c'est que certains d'entre eux, tout fiers de ne point porter de casques, n'hésitent pas à griller le feu rouge, au mépris des règles les plus élémentaires de la circulation, et laissant souvent l'agent de la circulation impuissant. Face à ce fléau, il est urgemment demandé de notre ministre de l'Intérieur de prendre des mesures urgentes à l'encontre de ces motards : prévoir à leur encontre de lourdes peines, confisquer ces engins et les retirer définitivement de la circulation car ils sont devenus un vrai danger public.

Nazira A. SABBAGHA

Mariés ou prisonniers

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est uni civilement à son compagnon Michael Mronz le 21 septembre dernier. Au Liban, l'article 534 du code pénal prévoit la prison pour les homosexuels, sans parler des brimades, des injustices, des passages à tabac qu'ils subissent et même des risques d'assassinats comme, il y a quelque temps, à Jeitaoui. La bible des psychiatres américains, le DSM IV (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), a supprimé en 1986 l'homosexualité de la liste des maladies mentales. Dans la puritaine Amérique, on considère désormais l'homosexualité comme un simple penchant pour une personne du même sexe. Le Liban a vécu 400 ans sous...
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