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Santé

Brèves

La sieste, un remède contre la somnolence au travail
Vingt minutes de sieste à la mi-journée sont un remède contre la somnolence au travail, assure Éric Mullens, médecin somnologue et responsable du Laboratoire d'exploration du sommeil d'Albi (Tarn).
Les expériences menées dans des entreprises ont démontré une nette amélioration de la capacité d'écoute, d'attention, de l'humeur chez les salariés faisant une courte sieste. Ils sont plus capables d'assumer leur travail, plus en forme et les périodes de somnolence diminuent.
« La sieste n'est pas réservée aux fainéants, la sieste c'est un traitement qui consiste à traiter la dette de sommeil (...), explique le médecin. Faire une sieste diminue le risque de faire des erreurs, de somnolence. Vingt minutes, c'est le temps suffisant pour se déconnecter et entrer dans un sommeil pas trop profond, ce qui permet de se réveiller frais. C'est un sommeil récupérateur. »
Le scientifique souligne en outre que 17 heures d'éveil sans dormir correspondent à la capacité d'attention de quelqu'un qui a 0,5 gramme d'alcool par litre de sang, puis 1 g/l pour un éveil de 24 heures, soit deux fois la limite autorisée au volant.

Aux USA, les troubles alimentaires et l'automutilation sont souvent liés à l'adolescence
Près de quatre adolescents américains sur dix souffrant de troubles du comportement alimentaire ont également tendance à s'infliger des blessures, souvent des coupures, selon une étude américaine publiée dans le Journal of Adolescent Health. « Ces chiffres très significatifs pourraient être sous-estimés » parce que ces blessures passent souvent inaperçues auprès des médecins, a affirmé Rebecka Peebles, principale auteure d'une étude de l'Université Stanford et de l'hôpital pour enfants Lucile Packard en Californie.
L'étude a examiné les données médicales de 1 432 jeunes âgés de 10 à 21 ans, traités pour des troubles du comportement alimentaire de janvier 1997 à avril 2008 à l'hôpital Packard. Les patients, des filles à 90 %, présentaient pour beaucoup des symptômes de boulimie, consistant à manger à l'excès avant de se faire vomir. Près de 41 % de ces patients s'étaient également infligé eux-mêmes des blessures, dans la plupart des cas des coupures.
Selon des études précédentes, s'automutiler est le fait de 13 % à 40 % de l'ensemble des adolescents, un geste souvent associé à un plus grand risque de suicide.

Quand l'enfant s'enrhume, la grippe est proche !
Des chercheurs ont confirmé pour la première fois, expérimentalement et à grande échelle, la corrélation entre l'augmentation du nombre de rhinopharyngites chez l'enfant et l'arrivée d'une épidémie de grippe.
« Nos résultats révèlent un délai de l'ordre d'une semaine entre le début des épidémies de rhinopharyngites et celui des syndromes grippaux », indiquent-ils dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH).
L'équipe de Laurent Toubiana (Inserm, France) a comparé les données recueillies par l'observatoire Hivern@le-KhiObs pour les maladies de l'enfant et celles du réseau Sentinelles concernant la grippe entre 2005 et 2008.
Au cours des trois saisons hivernales, « nous avons observé une synchronisation entre une élévation des incidences des rhinopharyngites chez l'enfant et l'arrivée d'un épisode d'épidémie de grippe », indiquent les chercheurs. « Pour ces trois saisons consécutives, cette élévation d'incidence des rhinopharyngites précédait l'arrivée de l'épidémie de grippe avec un délai compris entre 4 et 10 jours », précisent-ils.
Les enfants pourraient jouer un rôle de « déclencheurs d'épidémies », suggèrent les chercheurs. Par ailleurs, une part des rhinopharyngites diagnostiquées chez l'enfant pourrait en réalité être des cas de grippe.

Santé mentale : soigner la prise en charge dans les pays en développement
Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), les trois quarts des patients souffrant de troubles mentaux - dépression et épilepsie principalement - vivent dans les pays en développement. Et bien souvent, « ils ne bénéficient d'aucun traitement ni de soins ». Pour améliorer leur prise en charge, l'organisation onusienne vient d'éditer un Guide d'intervention très pratique destiné aux soignants.
Cet ouvrage d'à peine 100 pages a été édité à l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale (dimanche 10 octobre). Il « donne au personnel médical non spécialisé dans les maladies mentales (médecins, infirmiers...) les compétences nécessaires pour poser un diagnostic et prendre en charge les patients », explique l'OMS.
Ce guide s'inscrit dans le cadre d'un programme d'actions destiné à « combler les lacunes en santé mentale ». Par exemple, « il permettra à des agents infirmiers éthiopiens de repérer dans leur travail quotidien les personnes souffrant de dépression », précise un communiqué de l'OMS. « Ils pourront ainsi leur fournir une assistance psychosociale, poursuit le texte. Les médecins jordaniens et assistants médicaux nigérians, pour leur part, seront mieux à même de traiter des enfants épileptiques. »
La sieste, un remède contre la somnolence au travailVingt minutes de sieste à la mi-journée sont un remède contre la somnolence au travail, assure Éric Mullens, médecin somnologue et responsable du Laboratoire d'exploration du sommeil d'Albi (Tarn).Les expériences menées dans des entreprises ont démontré une nette amélioration de la capacité d'écoute, d'attention, de l'humeur chez les salariés faisant une courte sieste. Ils sont plus capables d'assumer leur travail, plus en forme et les périodes de somnolence diminuent.« La sieste n'est pas réservée aux fainéants, la sieste c'est un traitement qui consiste à traiter la dette de sommeil (...), explique le médecin. Faire une sieste diminue...
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