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Santé

Ne pas se résigner face à la douleur

Les patients ont du mal à dire la douleur et à se faire comprendre parce que la douleur est un phénomène subjectif.  Photo guerismadouleur.com

« Tu t'es installée dans ma vie. Je dépends de ta volonté. » Tue ou mal dite, la douleur chronique altère la qualité de vie, l'humeur, et conduit trop souvent à la résignation, soulignent des spécialistes à l'occasion de la Journée mondiale de la douleur, célébrée aujourd'hui.
La douleur est « le premier motif de consultation » et représente « 500 millions d'euros par an en termes de perte d'activité », indique Malou Navez, responsable du Centre de la douleur du CHU de Saint-Étienne, en France. Pourtant, « la prise en charge reste encore très difficile », déplore-t-elle. Parce que « les patients ont du mal à dire la douleur, à se faire comprendre », parce que la douleur « est un phénomène subjectif » souvent sous-estimé. De plus, elle a « des effets délétères sur tous les aspects de la vie.
Une enquête sur près de 300 patients européens souffrant de douleurs chroniques (arthrose, mal de dos...) a montré que pour plus de la moitié d'entre eux, la douleur avait « un énorme impact » sur la vie quotidienne. En fait, 64 % déclaraient rencontrer des problèmes pour marcher, 30 % pour se laver et s'habiller, 60 % pour dormir. Plus d'un tiers (38 %) déclaraient avoir dû changer leur manière de travailler.
« La première répercussion psychologique de la douleur est la dépression, explique pour sa part Marie-Claude Defontaine Catteau, psychologue-psychanalyste au Centre de la douleur du CHU de Lille. Mais souvent, les patients l'occultent, de peur qu'elle ne focalise la prise en charge du médecin, au détriment de celle de la douleur. »
« Peu de patients reçoivent un traitement approprié », estime encore le Dr Navez. Ils vivent leur douleur « comme une fatalité » , avec « une certaine résignation ».
L'enquête Pain Story montre ainsi que 95 % des personnes interrogées (majoritairement des femmes) souffraient toujours de douleurs modérées à sévères après douze mois de traitement. Pourtant, plus de la moitié d'entre elles pensaient que tout était mis en œuvre pour les aider. Seulement 2 % étaient suivies par un spécialiste de la douleur.

« Tu t'es installée dans ma vie. Je dépends de ta volonté. » Tue ou mal dite, la douleur chronique altère la qualité de vie, l'humeur, et conduit trop souvent à la résignation, soulignent des spécialistes à l'occasion de la Journée mondiale de la douleur, célébrée aujourd'hui.La douleur est « le premier motif de consultation » et représente « 500 millions d'euros par an en termes de perte d'activité », indique Malou Navez, responsable du Centre de la douleur du CHU de Saint-Étienne, en France. Pourtant, « la prise en charge reste encore très difficile », déplore-t-elle. Parce que « les patients ont du mal à...
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