« Je travaille dur, je progresse, particulièrement en ce qui concerne mon feedback (l'analyse de sa monoplace, qu'il livre aux ingénieurs, NDLR) ainsi que ma compréhension de la voiture », a poursuivi le Russe.
« Malheureusement, cela ne s'est pas traduit par de bons résultats. Maintenant, je dois montrer ce dont je suis capable à l'équipe afin de lui prouver que je mérite de rester l'année prochaine », a observé Vitaly Petrov, dont la position chez Renault semble contestée.
Pierre angulaire du développement de Renault et des autres sponsors de l'écurie sur le marché russe, Petrov, ouvertement choisi pour sa nationalité à l'intersaison, souffre de performances insuffisantes.
Visiblement rapide, il perd régulièrement ses chances d'entrer dans les points sur des incidents de course dont il est à l'origine.
« C'est assez frustrant, car il continue à faire des erreurs », s'agaçait Éric Boullier, le directeur de l'écurie Renault, après le Grand Prix de Singapour, où Petrov s'était d'abord accidenté en qualifications, puis fait tamponner en course.
Après quinze épreuves, le Russe figure à la 13e place du classement général avec 19 points, à près de 100 longueurs de son coéquipier Robert Kubica (114).
« Ce n'est définitivement pas une question d'argent. Il s'agit de connaissance de sa part pour comprendre la F1 (...) afin d'être un second pilote décent capable de marquer des points l'an prochain », avait déclaré le Français à la presse spécialisée.
« Si Robert se bat pour la 5e place et Petrov peut terminer 7e ou 8e, c'est parfait. C'est ce que l'on attend d'un jeune pilote. Et cela montre que sa courbe d'apprentissage grimpe encore. Mais s'il atteint déjà ses limites, c'est autre chose », selon Éric Boullier.
Le nom du champion du monde finlandais Kimi Räikkönen est mentionné pour succéder à Petrov.


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