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Santé

Infos Express

Un médicament antidiabétique banni dans l'UE
L'usage de l'antidiabétique Avandia va être interdit dans l'Union européenne (UE) et sévèrement restreint aux États-Unis, les autorités européennes et américaines ayant jugé qu'il faisait courir aux patients des risques accrus de problèmes cardio-vasculaires.
Le comité des experts de l'Agence européenne des médicaments (EMA), organisme sis à Londres et qui est chargé d'évaluer pour le compte de l'Union européenne si les produits pharmaceutiques sont sûrs, a conclu au vu de l'ensemble des données disponibles que les bienfaits apportés par l'Avandia n'étaient pas suffisants par rapport aux risques qu'il présentait.
L'EMA a donc recommandé la suspension de son autorisation de vente dans l'UE, plus la Norvège, l'Islande et le Liechtenstein. Cette décision a été transmise à la Commission européenne, à qui il revient de décider officiellement du retrait de ce médicament. Bruxelles se contente généralement de suivre ses avis.
Selon l'EMA, l'Avandia ne devrait plus être vendu en Europe d'ici à « quelques mois ». En attendant, elle a recommandé aux médecins de ne plus le prescrire et de « réfléchir à des traitements alternatifs » avec les patients concernés.
Conformément à cette décision, l'agence française des produits de santé, l'Afssaps, a demandé aux médecins français d'en arrêter la prescription.
La FDA, homologue américaine de l'EMA, qui s'était penchée dès cet été sur la question de l'innocuité de l'Avandia, a pris de son côté une décision presque aussi stricte, en choisissant de restreindre très sévèrement l'usage de l'antidiabétique aux États-Unis, sans aller toutefois jusqu'à totalement
l'interdire.
Ces décisions, en Europe comme aux États-Unis, répondent à des études publiées depuis 2007, qui ont montré que l'usage de l'Avandia induisait un risque élevé de problèmes cardio-vasculaires (y compris d'attaques cardiaques et cérébrales) pour les patients.

 

Nestlé lance une filiale et un institut dédiés à la santé
Le groupe alimentaire suisse Nestlé a lancé une nouvelle filiale et un institut dédiés à la santé et destinés à lutter contre des maladies comme l'obésité, le diabète et l'alzheimer.
La première unité, Nestlé Health Science, sera dirigée par Luis Cantarell et entrera en service au 1er janvier 2011, a annoncé hier Nestlé dans un communiqué. Elle intégrera les activités existantes dans la nutrition et la santé.
La seconde entité, l'Institut des sciences de la santé de Nestlé, sera intégrée au réseau mondial de recherche et de développement du groupe et sera dédiée à la recherche dans le secteur biomédical.

Un anticoagulant efficace contre la paraphlébite
La thrombose veineuse superficielle (TVS) appelée paraphlébite, pathologie fréquente, pourrait être traitée très efficacement avec un anticoagulant, selon une étude conduite par des chercheurs de l'Inserm et publiée dans le New England Journal of Medicine.
À ce jour, il n'y a pas de traitement clairement défini pour cette pathologie qui se manifeste par la formation d'un caillot sanguin dans le réseau veineux superficiel.
Les chercheurs, dont l'équipe était conduite par Hervé Décousus, du CHU de Saint-Étienne et de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), et Alain Leizorovicz (Inserm), ont inclus dans un essai clinique 3 002 patients présentant une TVS des jambes dans 17 pays européens.
Après 45 jours de traitement il y a eu une réduction de l'aggravation de la maladie : 92 % de moins d'extension du caillot vers le système veineux profond que chez les personnes traitées avec un placebo, 85 % de moins d'apparition d'une TVS ou d'une embolie... Aucun effet secondaire n'a été signalé. De plus, un mois après l'arrêt du traitement, le bénéfice obtenu était maintenu.
La demande d'autorisation de mise sur le marché a été déposée auprès de l'Agence européenne du médicament (EMEA), selon les chercheurs.

Un médicament antidiabétique banni dans l'UEL'usage de l'antidiabétique Avandia va être interdit dans l'Union européenne (UE) et sévèrement restreint aux États-Unis, les autorités européennes et américaines ayant jugé qu'il faisait courir aux patients des risques accrus de problèmes cardio-vasculaires.Le comité des experts de l'Agence européenne des médicaments (EMA), organisme sis à Londres et qui est chargé d'évaluer pour le compte de l'Union européenne si les produits pharmaceutiques sont sûrs, a conclu au vu de l'ensemble des données disponibles que les bienfaits apportés par l'Avandia n'étaient pas suffisants par rapport aux risques qu'il présentait.L'EMA a donc...
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