L’accord de subvention, dans la lignée de la stratégie nationale pour la conservation de l’énergie. Photo Michel Sayegh
Concrètement, ce programme facilitera l'accès des PME au financement, par le biais de prêts « à un taux avoisinant 0 % », selon M. Salamé. Quelque 12,2 et 2,5 millions d'euros seront octroyés à la BDL et Kafalat respectivement, leur permettant de rendre leurs plans de prêts et de garanties plus incitatifs. La BDL sera chargée de chapeauter les institutions financières octroyant les prêts, tandis que Kafalat aura la tâche d'adapter ses mécanismes de prêts à ce programme. « Nous serons en mesure de garantir des prêts pouvant totaliser jusqu'à 800 000 dollars, et remboursables sur 15 ans », a précisé M. Abou Habib. Inscrit dans la lignée de la stratégie nationale pour la conservation de l'énergie présentée en début de semaine par le ministre de l'Énergie et des Ressources hydrauliques, Gebran Bassil, ce programme comprendra également un volet chargé de l'analyse technique des projets proposés et de leur mise en œuvre.
Une solution « partielle »
M. Salamé s'est félicité de la mise en place de ce programme, qui bénéficiera à l'environnement et à l'économie locale. « Les énergies renouvelables présentent de nombreux avantages pour notre pays, notamment parce qu'elles permettent aux particuliers comme au secteur privé de réaliser des économies significatives », a-t-il souligné. En outre, les PME, qui contribuent substantiellement à la croissance économique du pays et à la création d'emplois, gagneront en compétitivité. Effectivement, les entreprises libanaises sont aujourd'hui handicapées par de trop lourdes factures énergétiques - nombreuses sont celles qui ont mis la clé sous la porte ces dernières années.
« Ce programme est un exemple des solutions créatives dont le Liban a besoin pour soutenir un développement économique durable », a renchéri Mme Abadie, ajoutant que « toutefois, il ne représente qu'une solution partielle » face à de nombreux autres défis sur le plan énergétique. À cet égard, elle a affirmé la détermination de l'Union à soutenir le Liban : « L'UE est en mesure d'élaborer des outils spécifiques (...) et souhaite collaborer avec le gouvernement afin de développer une vision à long terme. Voila pourquoi la stratégie nationale annoncée par M. Bassil est importante : aucune initiative ne peut être durable sans le cadre politique approprié », a-t-elle conclu.

