La nouvelle recrue de Lyon Yohan Gourcuff lors de la séance d’entraînement en vue du match de ce week-end.Philippe Desmazes/AFP
« Ce n'est pas le leader qui se déplace à Gerland, c'est l'ASSE. Il ne faut pas avoir d'excès de confiance, ne pas jouer sur un autre registre », prévient le coach des Verts. Partie prenante de toutes les galères stéphanoises endurées depuis plusieurs saisons, Jérémie Janot trace le même sillon : « Le classement, c'est une donnée instantanée, cette première place ne fait pas gagner les matches plus facilement. C'est davantage un clin d'œil pour les supporters. Je ne fais pas dans la fausse modestie mais, soyons réalistes, on ne peut pas se permettre d'arriver en cador à Gerland avec les deux saisons passées que nous venons de vivre (NDLR : deux fois 17e). »
« Envie de leur faire peur »
Pourtant, cette saison, c'est l'OL qui navigue dans les eaux troubles de la L1. Les rôles s'inversent, mais pas les ambitions. Les Verts jouent cette carte à fond, conscients qu'un Lyon blessé n'en est que plus dangereux : « Leur classement actuel ne révèle pas leur valeur. Ils ont une équipe performante. Il n'y a qu'à voir les noms qui la composent : Gourcuff, Gomis, Briand LLoris. Ce ne sont que des internationaux. Aujourd'hui, le favori c'est Lyon, pas Saint-Étienne. » Une façon habile de déplacer la pression, quitte à en rajouter une couche. Christophe Galtier : « Nos résultats nous ont donné de la sérénité. Samedi, ce sont eux qui sont dans l'obligation de gagner mais ils ont l'habitude de cette situation. »
Voilà dix-sept ans que Saint-Étienne n'a plus remporté la moindre rencontre face aux Gones. Mais en six matches, l'ASSE s'est construit une base solide, s'est offert des garanties dans le jeu. On ne truste pas le leadership de la L1 par hasard. Fort de ce nouvel élan, les Verts ne peuvent nier que ce 100e derby dégage une atmosphère particulière. Et même si du côté de l'état-major du club on se refuse à bomber le torse, Christophe Galtier ne peut s'empêcher de tomber le masque : « Tout le monde y croit, ça change. On sent quelque chose. On a envie de leur faire peur. Et puis, on a un certain potentiel qui peut les mettre en danger. »
Et si, ce samedi, à dix minutes du terme de la rencontre, Saint-Étienne tient le nul, Galtier pourrait-il faire le pari de l'audace ? « Si c'est le cas, Lyon se livrera. Je ferai rentrer des joueurs qui apporteront de la vitesse et de la percussion. » Histoire de faire encore plus plaisir à sa femme.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine