Économie

L’activité boursière quasi paralysée par la montée de la tension politique

Liban - Confiance Déjà peu dynamique, en raison de nombreux facteurs structurels, le marché boursier libanais a connu hier une journée morte, la valeur des échanges ayant à peine dépassé 200 000 dollars, contre une moyenne quotidienne de 9,8 millions de dollars depuis le début de l'année.
17/09/2010
La tension politique sur le plan local, qui ne cesse de prendre de l'ampleur depuis un certain temps, semble finalement avoir eu raison de la confiance des investisseurs, comme en témoigne l'affaiblissement progressif de l'activité à la Bourse de Beyrouth qui a frôlé hier la paralysie.
En effet, seules 16 974 actions ont été échangées jeudi sur le marché pour une valeur de 221 000 dollars contre un volume moyen quotidien de 832 643 titres et une valeur moyenne de 9,8 millions de dollars au cours des huit premiers mois de l'année.
L'atmosphère ambiante tendue, qui perdure depuis au moins trois mois, s'est également répercutée sur les valeurs des actions, notamment les titres de Solidere qui ont plongé en moyenne de 9 % durant le mois d'août, atteignant un minimum respectif de 18,51 et 18,31 dollars pour les actions A et B, le mois dernier. Celles-ci ont toutefois légèrement augmenté au cours des deux premières semaines de septembre, clôturant hier à 19,64 dollars.
En parallèle, le BLOM Stock Index (BSI) - indice boursier de référence - s'est également contracté durant cette période, clôturant hier à environ 1 450 points, contre un pic de 1 652 points en avril dernier.
Cette dégradation de la situation à la Bourse de Beyrouth reflète sans aucun doute le climat politique actuel, mais elle est également liée à des facteurs structurels, comme le nombre limité de compagnies cotées, le retard mis dans les réformes (privatisation, etc.) et l'adoption de la loi incitant les entreprises familiales à s'introduire en Bourse, a souligné hier à l'agence al-Markaziya le directeur du département de recherche économique à la Byblos Bank, Nassib Ghobril.
Si ces facteurs non conjoncturels continuent d'entraver l'essor de la Bourse de Beyrouth, considérée comme l'une des moins dynamiques dans la région, il n'en reste pas moins que la tiédeur actuelle est étroitement liée à la tension politique, exacerbée par les derniers affrontements armés à Bourj Abi Haïdar, et les récentes déclarations - non moins inquiétantes - de certains responsables politiques. Les investisseurs semblent en effet avoir adopté une attitude de « wait and see », préférant pour le moment rester dans l'attentisme avant de procéder à toute transaction.
Cette tension sur le plan local risque en tout cas de porter un sérieux coup à la croissance soutenue dont bénéficie le pays depuis les accords de Doha en mai 2008 et de stopper net l'évolution positive observée au sein de plusieurs secteurs, notamment en cas d'une dégradation plus grave.
Rappelons d'ailleurs que la banque d'investissement EFG-Hermes avait récemment mis en garde contre un recul des transferts d'émigrés - qui représentent une manne annuelle de plus de 6 milliards de dollars - et d'une contraction de la demande externe, notamment dans le secteur de l'immobilier, en raison du climat tendu sur le plan local.

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