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Liban

Nadim Gemayel : Sans la vérité, les crimes ne cesseront pas

« Sans la vérité et la justice, les crimes ne cesseront pas. Le règne de l'impunité se poursuivra. Or nous ne voulons plus céder à l'oubli. Nous sommes un peuple qui refuse désormais d'oublier. » C'est en substance le message délivré hier par le député Nadim Gemayel, vingt-huit ans jour pour jour après l'accession de son père, Bachir Gemayel, à la présidence de la République.

« Le torpillage du tribunal est le début du torpillage du Liban », a affirmé, hier, le député de Beyrouth.  Photo Ibrahim Tawil

C’est sur le thème « Rêve d’une République », hautement symbolique et révélateur du climat actuel, que la Fondation Bachir Gemayel a célébré hier, pour la première fois, le vingt-huitième anniversaire de l’élection de Bachir Gemayel à la présidence de la République, le 23 août 1982. Organisée à l’amphithéâtre Pierre Aboukhater de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des ténors du large éventail de la coalition du 14 Mars, la cérémonie a permis aux orateurs – le député Nadim Gemayel, le ministre de la Justice Ibrahim Najjar et le père Youssef Mouannes – de mettre en relief deux idées maîtresses, liées à la conjoncture présente : l’élection de Bachir Gemayel a constitué, en pleine guerre, la résurgence de l’espoir en l’édification d’un État fort et rassembleur ; l’assassinat du président-martyr Bachir Gemayel ne saurait être isolé, en le percevant dans une perspective historique, des autres assassinats politiques qui l’ont suivi, dont notamment les assassinats du président-martyr René Moawad, de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri et des autres martyrs de la révolution du Cèdre.
Soulignant qu’il ne saurait y avoir de compromission au sujet du Tribunal spécial pour le Liban et que l’abolition de cette instance, réclamée par le Hezbollah, porterait un coup sévère au Liban, Nadim Gemayel a notamment affirmé que le peuple libanais se refuse à oublier la série d’assassinats politiques qui ont jalonné la guerre libanaise. Et le député de Beyrouth d’affirmer que le redressement national ne saurait être possible « quand la main qui a tué Bachir échappe à la justice et qu’elle tue ensuite René Moawad puis Rafic Hariri et tous les martyrs de la révolution du Cèdre sans que personne ne demande des comptes ».
De son côté, en sa qualité de compagnon de route et de l’un des proches conseillers de Bachir Gemayel, plus particulièrement durant la période de son élection à la magistrature suprême, le ministre Najjar a notamment souligné qu’avec l’élection de Bachir Gemayel à la présidence de la République, « le rêve a remplacé le doute et le projet de l’État au Liban devenait possible ». Mais bien au-delà de la résurgence de l’espoir, le ministre de la Justice a relevé l’impact de l’élection de Bachir Gemayel sur la résilience de la formule libanaise. « Quand bien même Bachir avait annoncé que la formule libanaise était morte, que nous l’avions tuée et enterrée et qu’elle ne se relèverait pas de la tombe, je peux affirmer aujourd’hui qu’il a compris que son élection en tant que président du Liban avait fait renaître la formule d’entre les morts », a déclaré à cet égard Ibrahim Najjar.
Pour sa part, le père Youssef Mouannes a qualifié l’élection de Bachir Gemayel d’« événement fondateur d’une nouvelle patrie », soulignant que cette élection a constitué « la renaissance du projet de coexistence et du pays-message ». « Il s’agissait de la victoire de l’État sur le chaos et sur le royaume des caïds et des bandes », a déclaré le père Mouannes, qui a ajouté que « l’élection de Bachir le 23 août a réellement jeté les bases d’un rêve pour ce qui restait de ce pays sacrifié ».
C’est sur le thème « Rêve d’une République », hautement symbolique et révélateur du climat actuel, que la Fondation Bachir Gemayel a célébré hier, pour la première fois, le vingt-huitième anniversaire de l’élection de Bachir Gemayel à la présidence de la République, le 23 août 1982. Organisée à l’amphithéâtre Pierre Aboukhater de la faculté des lettres et des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph, rue de Damas, en présence de plusieurs membres du gouvernement et des ténors du large éventail de la coalition du 14 Mars, la cérémonie a permis aux orateurs – le député Nadim Gemayel, le...
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