« Le torpillage du tribunal est le début du torpillage du Liban », a affirmé, hier, le député de Beyrouth. Photo Ibrahim Tawil
Soulignant qu’il ne saurait y avoir de compromission au sujet du Tribunal spécial pour le Liban et que l’abolition de cette instance, réclamée par le Hezbollah, porterait un coup sévère au Liban, Nadim Gemayel a notamment affirmé que le peuple libanais se refuse à oublier la série d’assassinats politiques qui ont jalonné la guerre libanaise. Et le député de Beyrouth d’affirmer que le redressement national ne saurait être possible « quand la main qui a tué Bachir échappe à la justice et qu’elle tue ensuite René Moawad puis Rafic Hariri et tous les martyrs de la révolution du Cèdre sans que personne ne demande des comptes ».
De son côté, en sa qualité de compagnon de route et de l’un des proches conseillers de Bachir Gemayel, plus particulièrement durant la période de son élection à la magistrature suprême, le ministre Najjar a notamment souligné qu’avec l’élection de Bachir Gemayel à la présidence de la République, « le rêve a remplacé le doute et le projet de l’État au Liban devenait possible ». Mais bien au-delà de la résurgence de l’espoir, le ministre de la Justice a relevé l’impact de l’élection de Bachir Gemayel sur la résilience de la formule libanaise. « Quand bien même Bachir avait annoncé que la formule libanaise était morte, que nous l’avions tuée et enterrée et qu’elle ne se relèverait pas de la tombe, je peux affirmer aujourd’hui qu’il a compris que son élection en tant que président du Liban avait fait renaître la formule d’entre les morts », a déclaré à cet égard Ibrahim Najjar.
Pour sa part, le père Youssef Mouannes a qualifié l’élection de Bachir Gemayel d’« événement fondateur d’une nouvelle patrie », soulignant que cette élection a constitué « la renaissance du projet de coexistence et du pays-message ». « Il s’agissait de la victoire de l’État sur le chaos et sur le royaume des caïds et des bandes », a déclaré le père Mouannes, qui a ajouté que « l’élection de Bachir le 23 août a réellement jeté les bases d’un rêve pour ce qui restait de ce pays sacrifié ».



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