Au deuxième trimestre, une légère amélioration a toutefois été enregistrée, le Liban remontant d'un cran à la 178e place mondiale, mais demeurant à la 14e place au classement MENA.
Il convient de signaler que ce classement a été effectué avant les incidents à la frontière entre le Liban et Israël au début du mois d'août. Il ne fait aucun doute que cette crise ainsi que celle liée à la prochaine publication de l'acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL) se répercuteront d'une manière ou d'une autre sur les résultats de l'indice NBPI pour le troisième trimestre.
Notons que l'indice en question analyse les perceptions internationales de l'image d'un pays et prend notamment en compte le nombre de fois où il est mentionné dans les médias - positivement ou négativement. Cet indice a compilé des millions de références, contenues dans des centaines de milliers d'articles de presse provenant de 38 sources d'importance significative.
Selon l'étude, le Liban a été mentionné 7 603 fois dans les médias internationaux, contre une moyenne internationale de 16 706 mentions et une moyenne régionale de 18 671 mentions.
Des études contradictoires sur la confiance des consommateurs
Parallèlement, un autre sondage, réalisé par la société de recherche panarabe Ara'a, a récemment indiqué que l'indice de confiance des ménages s'est détérioré substantiellement en juillet, par rapport au même mois de l'an dernier, baissant de 54 points pour s'établir à 131 points. Sur une base mensuelle, l'ICC de juillet a également reculé de 27 points en comparaison avec le mois de juin, enregistrant son niveau le plus bas depuis septembre 2008, compte tenu de l'inquiétude des consommateurs quant à la situation politique et sécuritaire prévalente et le risque d'une large dégradation.
Ces résultats contrastent toutefois avec une étude réalisée par Mastercard International, selon laquelle le niveau d'optimisme des consommateurs libanais était particulièrement élevé au cours du premier semestre de l'année. Selon l'indice de confiance des consommateurs (ICC) élaboré par la compagnie, qui prend en compte cinq sous-indices (les revenus réguliers, l'emploi, les marchés financiers, l'économie et la qualité de vie), le Liban a obtenu une note de 55,4 points (sur une note allant de 0 à 100) - parmi les meilleures jamais enregistrées depuis le lancement de l'indice en 2004.
La meilleure note obtenue date en effet de l'an dernier (59,9 points) et la seconde meilleure note date de 2006 (59,4 points). Les résultats enregistrés au premier semestre de 2010 s'expliquent par le fait que le Liban ait été épargné par la crise financière mondiale alors que les pays voisins subissaient de plein fouet l'impact de la récession.
Il n'en reste pas moins que ces résultats demeurent inférieurs à la note obtenue durant la deuxième moitié de 2009 (64,4 points), ce qui reflète une détérioration à partir de 2010.
Par ailleurs, Mastercard International a publié les résultats de son sondage, également semestriel, portant sur les priorités d'achat des consommateurs. Les priorités en tête de ce classement ont regroupé les habits et accessoires de mode (54 %) au Liban, suivis de la restauration et des loisirs (36 %), et les frais de scolarisation des enfants (35 %). En comparaison, les priorités au niveau régional ont porté sur la restauration et les loisirs (52 %), les habits et accessoires de mode (47 %), et l'achat ou la rénovation d'un logement ou d'une propriété (38 %).
À l'issue de ce sondage, quelque 63 % des consommateurs libanais ont déclaré leur intention de maintenir les dépenses non facultatives (contre 58 % des consommateurs au Moyen-Orient), tandis qu'en parallèle, 68 % d'entre eux déclaraient également vouloir économiser à titre de précaution (contre 70 % des consommateurs au Moyen-Orient).

