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Économie - Prévisions

La BCE adopte un ton légèrement plus optimiste sur la croissance

La Banque centrale européenne a pris acte de l'amélioration de la conjoncture en zone euro hier et a affiché un ton légèrement plus optimiste, mais sans crier victoire pour autant.

En dépit de l’amélioration de la situation en Europe, le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, ne baisse pas la garde. Marius Becker/AFP

Après des semaines de prudence en raison des turbulences sur les marchés européens, la Banque centrale européenne (BCE) semblait avoir repris hier du poil de la bête. « Nous allons avoir un très bon deuxième trimestre et un troisième trimestre meilleur que prévu », s'est félicité le président de l'institution monétaire européenne Jean-Claude Trichet lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort à l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE. Ce sont de « bonnes nouvelles, mais restons prudents », a-t-il dit. « Je ne crie pas victoire ». La BCE ne baisse pas la garde et a maintenu sa politique monétaire très accommodante. Pour ne pas tuer dans l'œuf la reprise, elle a laissé grand ouvert le robinet du crédit, offrant aux banques des prêts au taux historiquement bas de 1 %, inchangé depuis mai 2009. Sur le marché monétaire, « la situation se normalise », a constaté M. Trichet. Une certaine confiance semble de retour entre les banques de la zone euro, qui font moins appel à la BCE pour se fournir en argent frais et se prêtent davantage entre elles. Mais pour l'instant, la Banque centrale européenne maintient son programme exceptionnel qui permet aux banques d'obtenir des volumes de crédit illimités. M. Trichet a aussi parlé d'une « amélioration très significative » sur le front de la crise de la dette publique, qui a profondément ébranlé la confiance dans la zone euro. La BCE a réduit au minimum ses achats d'obligations publiques, décriées jusque dans ses murs car elles reviennent à financer la dette des États. Le programme d'achats d'obligations « continue », a toutefois indiqué M. Trichet. La BCE « se garde ainsi la porte ouverte, au cas où l'environnement venait à se troubler à nouveau », analyse Fabienne Riefer, de Postbank. Mais pour l'heure, la détente se confirme. L'Union européenne, le Fonds monétaire international (FMI) et la BCE ont ainsi fait état hier de « progrès considérables » en Grèce, épicentre de la crise de la dette en Europe. Toutefois, le pays reste encore devant des « défis importants », selon un communiqué commun. Sur le front macroéconomique, la BCE a également trouvé des motifs de satisfaction, les nuages semblant se dissiper sur la zone euro. Entre autres signes positifs, la croissance dans l'industrie manufacturière dans la zone va crescendo, et la confiance des entrepreneurs et des consommateurs s'est établie à son plus haut niveau depuis plus de deux ans en juillet. Les exégètes du discours de M. Trichet ont relevé qu'il n'avait pas parlé lors de sa conférence mensuelle d'un environnement économique baigné de « hautes incertitudes », comme il le faisait ces derniers mois, mais simplement d'« incertitudes ». M. Trichet a toutefois précisé que la seconde moitié de l'année « serait significativement moins dynamique que le deuxième trimestre, qui était exceptionnel », et donné rendez-vous en septembre pour les prévisions de croissance actualisées en zone euro. Pour l'instant, la BCE table sur une croissance de 1 % cette année et de 1,2 % en 2011. Les économistes n'attendent toujours pas de changement de cap sur les taux avant 2011, l'inflation modérée et la fragilité de la reprise économique plaidant en faveur d'un long statu quo.
Après des semaines de prudence en raison des turbulences sur les marchés européens, la Banque centrale européenne (BCE) semblait avoir repris hier du poil de la bête. « Nous allons avoir un très bon deuxième trimestre et un troisième trimestre meilleur que prévu », s'est félicité le président de l'institution monétaire européenne Jean-Claude Trichet lors de sa conférence de presse mensuelle à Francfort à l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de la BCE. Ce sont de « bonnes nouvelles, mais restons prudents », a-t-il dit. « Je ne crie pas victoire ». La BCE ne baisse pas la garde et a maintenu sa politique monétaire très...
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