L'été avec sa chaleur et sa moiteur tire déjà à sa fin. Malgré le soleil, la saison était plutôt frileuse. Les salles étaient tiraillées entre films d'action - d'un seul genre de surcroît - films d'horreur et les comédies romantiques ; rien à voir avec l'âge d'or de la comédie américaine. Aujourd'hui, tous les héros après Matrix font de la lévitation, sautent sur les murs comme des chimpanzés et font des cabrioles incroyables. Même si certaines petites perles ont filtré cette année comme Alice in Wonderland de Tim Burton, The Immaginarium of Dr Parnassus de Terry Gilliam ou encore la déferlante Avatar de James Cameron (on ne pouvait passer à côté quand même, quoiqu'en disent les mauvaises langues et quel que soit le duel suggéré par ce film entre les ex-époux). Par ailleurs, nous ne pouvons assez vous recommander le dernier Nolan, Inception. Mais ce qu'on constate finalement, c'est que même les cinéastes d'un certain calibre, qui pourraient appartenir à un cinéma d'auteur, sont obligés de se servir des moyens des blockbusters pour atteindre le public. On se répète peut-être, mais c'est le cas de Nolan qui avec son intelligence et sa finesse swingue sur des effets spéciaux pour faire parvenir un message assez particulier. Récemment, Les Cahiers du cinéma ont recensé les meilleurs films des années 2000. À notre grande stupeur, ils se concentrent tous dans la première tranche. À partir de 2005, c'est un peu la disette, dirait-on. Alors que se passe-t-il ? Le cinéma passe-t-il par une crise ? Y a-t-il panique en la demeure, ou simplement les bons films ne sont pas bien distribués et ne parviennent donc pas à destination ?
Les spectateurs sont restés sur leur faim. Pas d'Invictus, signé Clint Eastwood, pas non plus de Single Man, signé le couturier Tom Ford. Pas non plus de A Serious Man des frères Coen, ou encore le dessin animé The Fantastic Mr Fox. Heureusement qu'il y a encore des ciné-clubs pour rassembler les cinéphiles.
Mais courage, la rentrée n'est plus très loin et s'annonce surprenante. On espère retrouver les films-phares de Cannes. La Palme d'or Oncle Boonmee sera-t-elle au rendez-vous ?
David Fincher s'attaque à Facebook avec The Social Network. Retour de Terrence Malick qui s'absente longtemps et revient toujours avec un beau film. Le cinquième film de Terrence Malick, en plus de 35 ans, sera cette fois Tree of Life. La chouchou des jeunes, Sofia Coppola, revient elle aussi avec un film d'époque (à sa sauce à elle bien sûr) avec son Somewhere. On parle même de la reprise de True Grit autrefois interprété par John Wayne, rôle que reprend Jeff Bridges pour les frères Coen.
Côte Hexagone, les deux monstres sacrés du cinéma français, Catherine Deneuve et Gérard Depardieu, sont réunis par François Ozon dans le film Potiche. Enfin, Stephen Frears signe une satire très farfelue du couple avec Tamara Drewe. Et cerise sur le gâteau : Cécile de France et Matt Damon se donnent rendez-vous devant la caméra de Clint Eastwood, The hereafter.
Des noms prestigieux et une liste alléchante, mais attendons voir ce que nous réservent les salles libanaises ? Affaire à suivre.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L'été avec sa chaleur et sa moiteur tire déjà à sa fin. Malgré le soleil, la saison était plutôt frileuse. Les salles étaient tiraillées entre films d'action - d'un seul genre de surcroît - films d'horreur et les comédies romantiques ; rien à voir avec l'âge d'or de la comédie américaine. Aujourd'hui, tous les héros après Matrix font de la lévitation, sautent sur les murs comme des chimpanzés et font des cabrioles incroyables. Même si certaines petites perles ont filtré cette année comme Alice in Wonderland de Tim Burton, The Immaginarium of Dr Parnassus de Terry Gilliam ou encore la déferlante Avatar de James Cameron (on ne pouvait passer à côté quand...