Dans ses premières déclarations publiques, 24 heures après son éviction, Maradona avait assuré mercredi que Grondona lui avait demandé de continuer après l'élimination en quarts de finale du Mondial 2010, avant de lui formuler lundi une condition inacceptable : se séparer de sept de ses collaborateurs.
« Grondona m'a menti. Bilardo m'a trahi », a-t-il tonné, avant d'ajouter : « Quand nous étions en deuil, Bilardo travaillait dans l'ombre pour me virer. »
L'ancien entraîneur de Maradona lors du Mondial 1986 (titre) et du Mondial 1990 (finale) est le seul membre de l'encadrement à rester en place.
Alors qu'il avait juré l'an dernier qu'il s'en irait en même temps qu'« el Diez », avec qui il a entretenu des relations houleuses pendant un an et demi, il conserve sa fonction de manageur jusqu'à l'an prochain.
« Celui qui a demandé que Bilardo continue, c'est moi », a précisé mercredi soir Grondona. « Il a un contrat jusqu'en 2011 et, pour moi, il n'y a eu aucune trahison. »
« Je continue à regretter qu'il soit parti, car c'est très triste, mais je n'ai pas menti à Maradona. Je lui ai dit à Pretoria que j'étais satisfait et qu'il devait continuer, mais que les conditions n'étaient plus les mêmes, qu'il fallait faire des changements indispensables », a-t-il ajouté.
« L'AFA est une affaire sérieuse, on ne peut pas faire venir ses copains au boulot (...) Diego a eu tout ce qu'il voulait, il a pu venir avec tout ce qu'il voulait, jusqu'à l'entraîneur des gardiens », a abondé Bilardo.
L'entraîneur d'Estudiantes, Alejandro Sabella, est le favori pour succéder à Maradona, mais l'AFA a pour l'instant simplement confié l'intérim au sélectionneur des moins de 20 ans, Sergio Batista, pour le prochain match amical contre l'Irlande, le 11 août à Dublin.


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