Pourquoi ?
Pourquoi le vieux temps est-il toujours le bon et meilleur que l'ancien ?
Pourquoi « Cahin » est-il le frère de route de « Caha » ?
Pourquoi faire la file ? En bon Libanais, il est plus difficile que faire passer un fil dans une aiguille ?
Pourquoi un code de bonne conduite est-il moins applicable qu'un code de la route ?
Pourquoi seul le regard est-il jugé concupiscent et pas le geste ?
Pourquoi jamais deux sans trois quand c'est toujours la raison du plus fort qui doit l'emporter ?
Et pourquoi autant en emporte le vent quand celui qui le sème récolte la tempête ?
Et comment peut-on encore vivre d'amour et d'eau fraîche quand il fait 40 degrés à l'ombre et que l'eau est polluée à la source ?
Et pourquoi faut-il faire l'amour et pas la guerre quand la guerre est à la mode dans le monde et que l'amour n'est laissé qu'à quelques vieux romantiques et n'a plus cours à la Bourse locale ?
Et comment expliquer aux enfants qu'un oiseau dans la main vaut mieux que dix dans l'arbre quand il n'y a malheureusement plus d'oiseaux dans le ciel du Liban... ni d'arbres.
La morale de cette histoire - et avant que les cerveaux ne prennent la fuite : la vie est toujours trop courte ; alors, au lieu d'essayer de vivre, mordons dedans à pleines dents (pour ceux qui en ont toujours) car il n'y a pas que le point qui soit névralgique, il y a aussi la raison !
Jean-Claude NAHAS
Loyers et justice
Il y a juste trois ans, dans les colonnes de cette même rubrique, j'avais soulevé le dossier du centre balnéaire de Ras-Beyrouth que le ministère des Transports avait autorisé mes parents à exploiter en 1949 et pour 99 ans, un droit qui m'a été retiré un jeudi 17 mai 2007 par un décret-loi n° 312, m'en privant sans aucun préavis.
Depuis, le dossier a été transmis au Conseil constitutionnel ; il a suivi, en outre, son cours normal à la Cour de cassation sans pour autant que le litige soit tranché. Le litige avec le locataire dure toujours depuis plus de quarante ans. C'est là l'occasion d'ouvrir le dossier épineux de cette fameuse nouvelle loi des loyers que tous les Libanais attendent avec impatience. Des rumeurs circulent suivant lesquelles elle ne sera pas en faveur du propriétaire, alors que, à en croire d'autres rumeurs, elle leur sera favorable. Alors, messieurs les députés, si vous ne pouvez pas examiner cette loi et si, messieurs les juges, vous ne voulez pas trancher dans des procès si sensibles, qui pourra donc sauver le Libanais ruiné ? Il nous reste le président de la République qui, en arbitre, nous écoutera.
Antoine SABBAGHA
Pourquoi le vieux temps est-il toujours le bon et meilleur que l'ancien ?Pourquoi « Cahin » est-il le frère de route de « Caha » ?Pourquoi faire la file ? En bon Libanais, il est plus difficile que faire passer un fil dans une aiguille ?Pourquoi un code de bonne conduite est-il moins applicable qu'un code de la route ?Pourquoi seul le regard est-il jugé concupiscent et pas le geste ?Pourquoi jamais deux sans trois quand c'est toujours la raison du plus fort qui doit l'emporter ?Et pourquoi autant en emporte le vent quand celui qui le sème récolte la tempête ?Et comment peut-on encore vivre d'amour et d'eau fraîche quand il fait 40 degrés à l'ombre et que l'eau est polluée...

