L’œuvre de Christopher Nolan, en apesanteur comme « 2001 Space Odyssey ».(DR)
de Christopher Nolan
Avec Leonardo DiCaprio, Marion Cotillard, Ellen Page, Ken Watanabe et Joseph Gordon-Levitt.
En anglais, « Inception » signifie incursion, mais aussi début, déclencheur d'autres événements. Il faut donc d'abord comprendre les nuances de ce titre pour entrer dans l'univers de Chris Nolan, ce réalisateur de génie qui a donné plus d'une œuvre gigantesque comme Memento ou The Dark Knight. Beaucoup de choses ont été dites et seront dites à propos de ce film, création artistique magnifique et magistrale du cinéaste. C'est pourquoi, mis à part la présentation qui sera faite aujourd'hui, une plate-forme sera ouverte à ceux qui voudraient partager leur avis sur cette œuvre, qui gagnerait à être discutée (colettekhalaf@lorientljour.com). Nous attendons vos avis.
Personne ne peut prétendre posséder immédiatement toutes les clefs des serrures de l'esprit de Nolan, mais ce qui est certain, c'est que tous les spectateurs sortent de la salle sonnés, convaincus d'avoir assisté à quelque chose de grand, de nouveau et de déroutant. Brillantissime est également la prestation de Leo, cet acteur au talent fou, auquel certaines mauvaises langues avaient prédit un avenir éphémère car, disait-on, c'est seulement une belle gueule.
Leonardo DiCaprio incarne donc Dom Cobb, un « extracteur » qui s'empare des secrets des gens en s'introduisant dans leurs rêves. Privé de ses enfants depuis qu'un mandat d'arrêt l'empêche de rentrer aux États-Unis, il se voit offrir l'absolution en échange d'une mission quasi impossible : pénétrer dans les songes de l'héritier d'une multinationale, non pas pour y voler une idée, mais pour en semer une... Voilà de quoi vous en boucher un coin, non ?
Sur fond de l'extraordinaire musique de Hans Zimmer, le spectateur se balade (en se perdant parfois) entre réalité et onirisme. Les rêves et même les souvenirs s'emboîtent, font des strates et créent des labyrinthes. Ce ne sont pas seulement les effets spéciaux qui sont époustouflants, mais la manière avec laquelle ce maître de cérémonie a réussi à mettre en forme un sujet totalement abstrait. Comment une idée s'ancre dans l'esprit et devient puissance matérielle ? Où se logent les souvenirs ? Et ont-ils une place spéciale dans le mental ? Un film qui puise sa puissance dans les œuvres de littérature et de philosophie comme Philip K. Dick et Platon (mythe de la caverne), mais aussi dans des créations artistiques précédentes comme Matrix et 2001 Space Odyssey, et qui appelle à être revu illico presto.
Grand Cinemas ABC/Grand Concorde/
Grand Las Salinas, Cinemacity, Empire
Sodeco/galaxy, Espace
Letters to Juliet,
de Gary Winick
Avec Amanda Seyfried, Vanessa Redgrave, Gael Garcia Bernal et Franco Nero.
Basée sur le livre écrit par Lise et Ceil Friedman, cette comédie romantique n'est pas pour déplaire. Au contraire, on en sort un peu comme bonifié. On peut critiquer certaines faiblesses, mais ça n'enlève rien au charme du film.
Une jeune écrivaine travaillant dans un journal s'envole pour l'Italie avec son fiancé (chef cuisinier de métier) dans une pré-lune de miel. Lui passionné pour la cuisine et elle pour les lettres, le séjour s'avère moins alléchant qu'on ne le croit. À Vérone, dans la cité des amoureux, elle rencontre un groupe d'Italiennes qui se disent secrétaires de Juliette et répondent aux lettres de femmes qui ont correspondu avec Mademoiselle Capulet et lui ont ouvert leurs cœurs. Elle va répondre à l'une d'entre elles. Ce qui déclenchera une longue randonnée en compagnie de la vieille dame à la recherche de son premier amour.
On reprochera à ce film le côté carte postale ou certains clichés, mais pourquoi pas ? C'est fait pour ça les romances. Face à la grande Vanessa Redgrave, il est certain que toute actrice semble s'effacer, diront d'autres critiques. Là, au contraire, la générosité de la lady fait qu'elle prend la jeune Amanda par la main pour la mener dans la cour des grands. Un seul détail qui agace vraiment, c'est le rôle du comédien Gael Garcia Bernal (d'habitude bon), qui ne trouve pas sa véritable place dans le film. Encore un dernier point en faveur de cette comédie : pour ceux qui connaissent la vie intime de Vanessa Redgrave, ils seront agréablement surpris à la fin. Une surprise chargée d'émotions qui réussit à faire rêver toute jeune femme sous le beau ciel d'Italie.
Grand Cinemas ABC/Grand Concorde,
Grand Las Salinas, Cinemacity, Empire
Sodeco, Espace


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