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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Ahmadinejad qualifie de « ridicules » les « politiques » américaine et européenne

Téhéran a condamné hier les nouvelles sanctions adoptées par l'Union européenne (UE). Cette dernière a adopté lundi des sanctions d'une ampleur sans précédent contre l'Iran et son secteur énergétique pour pousser Téhéran à reprendre les négociations sur son programme nucléaire controversé. La République islamique a dit regretter ces nouvelles sanctions « qui n'aident pas à faire avancer les discussions (sur le nucléaire) et n'affectent pas la détermination de l'Iran à défendre son droit légitime à poursuivre son programme pacifique ». « Alors que l'Iran a toujours insisté sur la coopération et l'entente (sur ce programme), la décision de l'UE va compliquer les choses », a encore estimé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast, cité par l'agence officielle IRNA.
Dans une interview lundi soir à la chaîne américaine CBS, M. Ahmadinejad a, lui, qualifié de « ridicules » les « politiques des Européens et des Américains ». « Ils pensent qu'ils vont influer sur la vie de la société iranienne. En réalité, ils s'imposent des sanctions à eux-mêmes (...). L'Iran est une grande nation avec un grand peuple. Nous disposons de ressources nombreuses, et en quantité, et il est très aisé pour nous de surmonter de vieux problèmes », a ajouté le président iranien. Il a toutefois affirmé que son pays reprendrait en septembre les négociations avec les grandes puissances, notant que l'Iran voulait « une participation de la Turquie et du Brésil ».
La décision européenne a été finalisée lundi lors d'une réunion des ministres des Affaires étrangères à Bruxelles. Dans la foulée de l'UE, le Canada a annoncé des mesures d'une portée similaire. Les États-Unis et l'Australie avaient précédé Bruxelles et Ottawa. Hier, la Russie, dont les relations avec la République islamique se sont pourtant nettement rafraîchies, a jugé « inacceptables » les sanctions adoptées hors du cadre de l'ONU. « Cela non seulement sape nos efforts communs pour chercher un règlement politico-diplomatique autour du programme nucléaire iranien, mais aussi montre du mépris envers les clauses bien réfléchies des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU », a affirmé Moscou. De son côté, l'Allemagne attend de l'Iran une solution globale pour régler le contentieux sur son programme nucléaire, a indiqué hier son chef de la diplomatie, Guido Westerwelle. « Nous ne pouvons accepter aucune solution ou offre partielle de la part du gouvernement iranien », a-t-il prévenu. « Ces sanctions sont une sorte de pont. Nous espérons que l'Iran l'empruntera et offrira la transparence requise sur son programme nucléaire », a-t-il ajouté, soulignant que les mesures prises lundi ne visaient pas le peuple iranien.
Par ailleurs, les travaux préparatoires au lancement de la première centrale nucléaire iranienne construite par la Russie à Bouchehr (Sud) devraient être achevés à la fin août, a indiqué hier le directeur de Rosatom, l'agence russe de l'énergie atomique, Sergueï Kirienko. « La construction se déroule comme prévu (...) », a précisé M. Kirienko, cité par les agences russes. La date du lancement des opérations est « une question qui relève de la partie iranienne », a-t-il ajouté. La centrale de Bouchehr n'est pas concernée par les sanctions adoptées en juin dans le cadre du Conseil de sécurité de l'ONU en raison du programme nucléaire controversé de l'Iran. La construction de la centrale est officiellement achevée depuis février et la Russie a déjà livré le combustible nucléaire nécessaire à son fonctionnement. Mais il reste à procéder au lancement « technique » qui vise à tester les équipements. Celui-ci précède le lancement « énergétique » proprement dit pour la production d'électricité. Le projet de Bouchehr avait été commencé par l'allemand Siemens avant la révolution islamique de 1979, puis interrompu peu après le déclenchement de la guerre Iran-Irak en 1980. La Russie l'a repris en 1994.
Téhéran a condamné hier les nouvelles sanctions adoptées par l'Union européenne (UE). Cette dernière a adopté lundi des sanctions d'une ampleur sans précédent contre l'Iran et son secteur énergétique pour pousser Téhéran à reprendre les négociations sur son programme nucléaire controversé. La République islamique a dit regretter ces nouvelles sanctions « qui n'aident pas à faire avancer les discussions (sur le nucléaire) et n'affectent pas la détermination de l'Iran à défendre son droit légitime à poursuivre son programme pacifique ». « Alors que l'Iran a toujours insisté sur la coopération et l'entente (sur ce...
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