Le double-coque compte 12 500 bouteilles, qui lui assurent 68 % de sa flottabilité. Daniel Munoz/Reuters
Au terme d'un périple de 15 000 km de quatre mois à travers le Pacifique, l'équipage du bateau a été accueilli à Sydney par des centaines de personnes venues saluer les protagonistes de cette singulière épopée. « C'est incroyable. Nous sommes si heureux d'être ici », a déclaré David de Rothschild, aux commandes de l'embarcation.
Le Plastiki était parti en mars dernier de San Francisco. Son nom est inspiré de l'expédition du Kon-Tiki, que mena sur un radeau en balsa le Norvégien Thor Heyerdahl et cinq autres hommes d'équipage en 1947 entre le Pérou et les îles Tuamotu en Polynésie. En chemin, le bateau a fait plusieurs escales dans les archipels du Pacifique Sud, dont une dans le territoire français de Nouvelle-Calédonie.
Ce navire a été réalisé avec du plastique recyclable assemblé avec de la colle organique, à base de brou de noix de cajou et de sucre de canne, tandis que les voiles contiennent du plastique recyclé. Le double-coque compte 12 500 bouteilles, qui lui assurent 68 % de sa flottabilité. Il n'utilise que de l'énergie renouvelable, provenant du Soleil, du vent ou de turbines marines, ainsi que des générateurs alimentés par des vélos.
L'équipage a également recyclé de l'urine en eau
potable.
Tout au long de leur périple, ses membres ont rendu compte de leur voyage via des blogs et les réseaux de socialisation comme Twitter. David de Rothschild avait imaginé ce bateau après avoir été atterré à la lecture d'un rapport des Nations unies sur les écosystèmes océaniques. Il a notamment insisté sur la quantité de plastique flottant à la surface des océans puis se dégradant.
« Vous êtes au milieu de nulle part et, là, vous voyez... ces plastiques. Ils se dégradent à la lumière, deviennent de plus en plus petits jusqu'à pouvoir être absorbés par les poissons », qui sont ensuite mangés par les humains, a-t-il dit.
Le Plastiki sera exposé jusqu'au mois prochain au musée maritime de Sydney.


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