2- Sur cette route, rares sont les panneaux de limitation de vitesse ; les véhicules roulent à une vitesse excessive, dépassant quelquefois les 100 km/h lors de la traversée des villes et villages qui forment un chapelet ininterrompu d'agglomérations ; il n'y a aucune protection pour les piétons obligés souvent de traverser la route.
3- Il n'est pas rare de voir des voitures doublant en troisième position dans des virages sans la moindre visibilité. Certaines voitures n'ont jamais passé les contrôles techniques, car roulant sans phares, sans amortisseurs et avec des pneus usés.
4- On ne rencontre aucune présence policière qui puisse faire peur aux criminels de la route ni de jour ni de nuit ; il n'y a aucun contrôle de permis de conduire ou d'identité.
5- Les panneaux de signalisation sont rares et lorsqu'ils existent ils sont inadaptés et placés d'une manière anarchique et souvent invisible.
Les quelques anomalies citées ne sont qu'un échantillon de ce que l'on trouve malheureusement sur toutes les routes libanaises. Voici quelques suggestions pour éviter que celles-ci ne soient pas des chemins de mort.
1- Rendre permanente la surveillance policière et sévir en imposant des sanctions sévères envers les contrevenants aux règlements.
2- Pour limiter les vitesses dans les agglomérations et en même temps pour protéger les piétons, placer régulièrement de nombreux ronds-points qui empêchent les voitures de doubler ; ces dispositions sont appliquées avec succès dans les pays européens. Construire des séparateurs serait moins efficace pour limiter la vitesse et protéger les piétons.
3- Limiter la vitesse à 30 km/h dans toutes les villes et tous les villages du pays.
4- Les municipalités doivent participer à l'amélioration de la circulation routière en désignant un responsable qui puisse recevoir les doléances des citoyens et les transmettre aux administrations responsables.
5- Suivre les normes internationales concernant la signalisation routière afin que celle-ci soit comprise par les touristes (souvent les avertissements sont indiqués uniquement en langue arabe).
6- Les citoyens, et en particulier les responsables de la circulation, ne doivent pas rester indifférents et, en conscience, ils doivent se sentir concernés par les accidents de la route.

