Bill Clinton : « Chaque dollar que nous gaspillons met des vies en danger. » Photo Samuel Kubani/AFP
L'ancien président, qui dirige une fondation intervenant auprès des laboratoires pharmaceutiques pour faire baisser leurs prix, participe depuis 2002 à chacune des conférences internationales bisannuelles sur le sujet.
« Dans beaucoup trop de pays, beaucoup trop d'argent va à trop de gens qui vont à trop de réunions, qui prennent trop d'avions pour faire trop d'assistance technique », a martelé M. Clinton, assurant faire le ménage dans les programmes de sa propre fondation.
« Chaque dollar que nous gaspillons met des vies en danger », a-t-il souligné, insistant sur la nécessité d'un changement de stratégie pour le financement de la lutte contre le sida. Au lieu de financer des institutions internationales, il vaudrait mieux, selon lui, soutenir « directement » les plans nationaux de santé des pays en développement, en s'appuyant sur des « collectivités et organisations locales ».
« Nous devons aussi convaincre les gouvernements d'Afrique et d'ailleurs d'investir dans leur propre système de santé quand ils génèrent de nouvelles ressources », a-t-il ajouté.
Malgré les plans de rigueur, Bill Clinton a appelé les pays riches à reconstituer le Fonds mondial contre le sida, la tuberculose et le paludisme. Mais, pour apporter l'aide à la population et généraliser les traitements, dont ne bénéficie qu'un tiers des malades du continent africain, « nous avons besoin de plus de personnels de santé qualifiés », a également prévenu M. Clinton. « L'Afrique rassemble 10 % de la population mondiale, cumule 25 % des problèmes de santé, mais ne dispose que de 3 % du personnel médical », a-t-il relevé.
Enfin, l'ancien locataire de la Maison-Blanche (1993-2000) a proposé de récolter de nouveaux fonds par des campagnes créatives, à l'instar de celles menées après le tsunami, comme l'instauration d'une contribution sur les billets d'événements sportifs à titre d'exemple.


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