Côté américain, Washington chercherait une issue rapide à l'affaire des suspects d'espionnage formellement inculpés hier par le parquet de New York, en obtenant un jugement rapide, avant de les expulser, a rapporté le New York Times. L'idée du gouvernement serait de conclure un accord avec les suspects pour qu'ils plaident coupables en échange d'inculpations moins graves, puis de les expulser vers la Russie ou ailleurs, a indiqué le quotidien, citant des sources proches du dossier.
Cette solution aurait l'avantage de contenter à la fois Moscou et Washington : si les deux pays ont assuré que l'affaire ne contrecarrerait pas le réchauffement de leurs relations, ils n'ont guère intérêt à voir s'éterniser une bataille judiciaire, sans parler du déballage médiatique qui en découlerait.
Parallèlement, la mère d'Anna Chapman, une des suspects, et présentée par les médias comme la « femme fatale » de cette affaire d'espionnage présumée, a affirmé que sa fille n'est « pas une Mata Hari ». « Elle mène la vie normale d'une femme de 28 ans », a déclaré Irina Kouchtchenko dans une interview au quotidien populaire Tvoï Den. Mata Hari était une danseuse et aventurière néerlandaise (1876-1917) convaincue d'espionnage en faveur de l'Allemagne.
Sur un autre plan, le ministère russe des Affaires étrangères a jugé hier « sans fondement » les propos de la chef de la diplomatie américaine, Hillary Clinton, qui avait dénoncé une « occupation » russe d'une partie de la Géorgie. Le ministère a souligné que Moscou n'avait pas « un seul soldat » en Géorgie et que les contingents russes « se trouvent en Abkhazie et en Ossétie du Sud, qui ont fait sécession de la Géorgie en raison de l'agression lancée par le régime (du président géorgien Mikhaïl) Saakachvili ». M. Clinton avait dénoncé lundi dernier en Géorgie « l'occupation » par la Russie depuis la guerre d'août 2008 de deux provinces séparatistes géorgiennes, l'Ossétie du Sud et l'Abkhazie.


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