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Culture - Festival De Beiteddine

Blue Moon Martini

Sous les arcades du palais de Beiteddine aspergées de lumières bleues, Pink Martini s'est laissé déguster comme un cocktail frais et pétillant.

Pink Martini sous les arcades du palais de Beiteddine, un cocktail frais et pétillant. (Press Photo)

Une ambiance légère et ambrée a primé en cette soirée du samedi 3 juillet 2010. Une foule bigarrée de jeunes et moins jeunes, de chevelures «brushingées», de panamas ou de foulards, d'estomacs rassasiés (de mana'iche au saj ou de sandwiches bien juteux), bref tout un petit monde qui s'apprête à savourer un cocktail au goût inédit se prélasse sur les chaises. L'attente n'est pas longue. Heureusement. La formation débarque sur scène. On repère tout de suite les deux têtes pensantes: Thomas M. Lauderdale (tignasse blanche et lunettes noires) au piano, et China Forbes, alias la chanteuse suave des Pink Martini. Gravitent autour d'eux une bonne dizaine de musiciens tenant divers instruments: trompette, trombone, violon, violoncelle, basse, vibraphone, percussions, bongos et batterie... On aura même entendu une derbouka bien orientale, lors d'une chanson de Abdel Halim Hafez reprise par cette formation aussi éclectique que polyglotte !
Mais voilà. Pink M. n'est pas le genre de formation que l'on peut étiqueter à tout-va. Elle est née, un soir de 1994 à Portland (Oregon, USA), de la réunion de quelques copains fans de musique rétro et de cocktails. Ensemble, ils s'amusaient à reprendre des standards latino, jazz ou issus du music-hall «made in France». À l'instar des orchestres des années quarante et cinquante, ils voyagent à travers les États-Unis, jouant aussi bien dans des salles de concert que dans des endroits incongrus comme des musées ou des halls d'aéroport. Leur spécialité? L'exploration/la réinvention des chansons de jazz, et de la musique cubaine et brésilienne.
La recette? Mettre dans un shaker des sonorités diverses, des percussions, des cuivres, des cordes et des voix. Secouer avec force et énergie. Ajouter des racines de musique classique, laisser tomber quelques gouttes bleues de jazz, quelques doigts de musique cubaine, des rasades de rythmes sud-américains et des déhanchements orientaux.
Le tout dégage comme il se doit un parfum rétro plein de bonnes ondes avec des arrangements efficaces, des orchestrations bien menées et des tubes comme Je ne veux pas travailler et Eugene. Ou des airs immortels comme Anna (el negro zumbon), Una notte a Napoli, Amado Mio, Que sera sera ou Donde estas Yolanda.
«L'un de nos objectifs est de produire une musique qui s'adresse à un large public, quel qu'il soit et d'où qu'il vienne », aiment à répéter les Pink Martini qui avouent des influences multiples, dont les plus récentes, pour leur dernier album Splendor in the Grass, sont William Wordsworth, Walt Whitman et les Carpenters.
Voilà donc un cocktail de charme qui sent bon l'été, les danses langoureuses et le farniente chic.
Une ambiance légère et ambrée a primé en cette soirée du samedi 3 juillet 2010. Une foule bigarrée de jeunes et moins jeunes, de chevelures «brushingées», de panamas ou de foulards, d'estomacs rassasiés (de mana'iche au saj ou de sandwiches bien juteux), bref tout un petit monde qui s'apprête à savourer un cocktail au goût inédit se prélasse sur les chaises. L'attente n'est pas longue. Heureusement. La formation débarque sur scène. On repère tout de suite les deux têtes pensantes: Thomas M. Lauderdale (tignasse blanche et lunettes noires) au piano, et China Forbes, alias la chanteuse suave des Pink Martini. Gravitent autour d'eux une bonne dizaine de musiciens tenant divers instruments: trompette, trombone,...
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