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Culture - Festivals - Baalbeck

Mika submergé d’amour... et de coussins

Mika a fait le plein avant-hier devant des spectateurs surexcités, qui ont envahi la scène à plusieurs reprises et se sont livrés à une bataille géante de polochons.

Spectacle d’une rare qualité où la communication s’est faite à tous les niveaux. (Wissam Ismaïl)

En dépit du vent glacial de la Békaa et presqu'une heure de retard, les festivaliers emmitouflés dans des « kefiehs » à un dollar, achetés en vitesse à l'échoppe du coin, ont vite oublié leurs récriminations à l'apparition de Mika. On notait la présence du ministre de l'Information, Tarek Mitri, accompagné d'Éric Besson, ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire.
À l'occasion de son retour au Liban, deux ans après son premier passage couronné de succès, le dernier prodige en date de la musique pop a cette fois-ci décidé de se produire au Festival de Baalbeck. « En assistant au concert de Sting au milieu des ruines romaines, je me suis dit que j'aimerais bien jouer ici, moi aussi », a-t-il confié candidement au public.
Devant un parterre blindé, Mika a offert un spectacle d'une rare qualité. Irréprochable en termes de son et de mise en scène, en plus de son impressionnante prestation vocale, l'artiste libano-américain a également su conquérir le cœur de la foule par sa chaleur et son dynamisme. Au milieu d'une scène garnie de centaines de tournesols et d'un piano fleuri, touchant presque la foule, Mika, s'efforçant de communiquer en trois langues (dont le dialecte libanais), afin d'être compris par tous, a invité son public, l'espace d'une nuit, à partager son univers très personnel. Accompagné de sa choriste et de ses musiciens qui, fait rare, n'étaient pas simplement relégués au rôle de simples figurants, mais faisaient partie intégrante du show, le musicien a directement embrayé sur ses tubes, histoire « de réchauffer le public ». Bon choix. Ses titres Relax, Take it Easy, Love Today, ou encore Big Girl (You are Beautiful), en plus des singles tirés de son dernier album The Boy Who Knew Too Much, ont vite provoqué l'hystérie générale.

L'attaque des coussins...
Les spectateurs, majoritairement venus en famille, ont vite écarté leurs chaises pour danser - y compris les grands-mères en chignon et les enfants hauts comme trois pommes. En milieu de set, les agents de sécurité ont dû redoubler d'efforts pour écarter gentiment, mais fermement les adolescentes prépubères ayant pris la scène d'assaut, et un Mika ravi. Enfin, à l'initiative du parterre supérieur, les coussins garnissant les chaises ont commencé un magnifique ballet aérien, plongeant à qui mieux mieux sur la tête des spectateurs en contrebas et sur la scène. Imperturbable, le chanteur s'est même prêté au jeu, entre deux changements de costume, ramassant les objets du délit et les lançant à son tour sur la foule. Magnifique exemple de concert interactif, aux antipodes de beaucoup de stars intouchables, simplement venues au Liban faire leur beurre. Cela étant, les organisateurs du Festival de Baalbeck se sont probablement ruinés en frais de nettoyage de coussins beiges et piétinés.

En dépit du vent glacial de la Békaa et presqu'une heure de retard, les festivaliers emmitouflés dans des « kefiehs » à un dollar, achetés en vitesse à l'échoppe du coin, ont vite oublié leurs récriminations à l'apparition de Mika. On notait la présence du ministre de l'Information, Tarek Mitri, accompagné d'Éric Besson, ministre français de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité nationale et du Développement solidaire.À l'occasion de son retour au Liban, deux ans après son premier passage couronné de succès, le dernier prodige en date de la musique pop a cette fois-ci décidé de se produire au Festival de Baalbeck. « En assistant au...
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