Jusques à quand les autorités responsables vont-elles ignorer ce sujet ? Mourir sur les routes devient un fait banal tant il est traité impunément. Et la faute revient à ceux qui ont le pouvoir de changer cette équation et qui tardent encore à le faire.
Punir n'est pas sanctionner par le simple paiement d'une caution. Quand on a provoqué la mort sur les routes, le niveau de responsabilité ne saurait être comparé à une simple infraction de conduite. Cela dit, les conséquences d'actes meurtriers ont été jusque-là une outrance et une insulte pour les familles des concernés et l'opinion publique.
Jusques à quand la terreur va-t-elle sévir sur les routes ? Au-delà des frontières, ce phénomène inédit fait parler de lui, quand les touristes évoquent en premier la peur qu'ils ont eu de circuler sur les routes libanaises. Et les vacanciers, libanais ou touristes, appréhendent d'ores et déjà la visite au pays, sachant qu'ils devraient passer par ce calvaire.
Jusques à quand va-t-on admettre d'autoriser certains à être traités différemment parce qu'ils sont protégés par leurs vitres fumées, leurs numéros d'immatriculation ou leurs « contacts », écorchant au passage tout respect dû au code de la route et aux policiers ? Ce phénomène de société est d'autant plus grave et ahurissant face au manque de rigidité des autorités compétentes. Ce n'est pas uniquement l'éducation. Ni les panneaux publicitaires. Ni la sensibilisation à tout niveau.
Mais c'est aussi, assurément, inévitablement, urgemment, le niveau de responsabilité redéfini, et les conséquences adéquates, rigides, qui doivent être appliquées. Pour que les mêmes scènes d'affliction ne se répètent plus.
Limassol


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