Les hommes de Javier Aguirre (à droite) sont pour l’instant en ballottage défavorable pour la 1re place du groupe A, puisque les hommes de Javier Aguirre comptent 1 but de moins que les Uruguayens. Omar Torres/AFP
Le vainqueur du groupe devrait se voir proposer la Grèce, la Corée du Sud ou le Nigeria, adversaires a priori plus abordables que l'équipe de Diego Maradona.
Mais la perspective d'éviter les Argentins suffira-t-elle à convaincre les deux équipes de prendre des risques?
« J'attends de mon équipe qu'elle soit bien dans sa tête, qu'elle soit forte, qu'elle soit solidaire comme elle l'a été contre la France », affirme l'entraîneur mexicain Javier Aguirre. Son équipe est plus efficace dans les phases offensives qu'en défense.
Les Uruguayens semblent mieux armés pour jouer le nul. Mais le sélectionneur Oscar Tabarez, qui alignera les joueurs qui ont battu les « Bafana Bafana » (3-0), a « exclu totalement » tout accord occulte avec la « Tri ». Et ne dissimule pas son agacement quand la question lui est posée : « Si la France en est là, ce n'est pas la faute de l'Uruguay et du Mexique... »
Forlan superstar
« Si nous devons affronter les Argentins, nous les affronterons. Nous n'allons pas nous retirer de la Coupe du monde », a poursuivi Tabarez.
Au vu des deux premières journées, les deux formations latino-américaines du groupe A mériteraient amplement leur qualification.
Solide contre des Français qu'elle craignait visiblement en ouverture (0-0), la Celeste a répondu contre les Sud-Africains aux accusations de conservatisme, avec notamment un splendide Diego Forlan, une des stars potentielles du tournoi.
Arrivé en assurant qu'il pouvait être une des « surprises » de la compétition, le Mexique a répondu aux attentes que cette ambition avait suscitées. Si sa défense a été friable contre l'Afrique du Sud (1-1), la « Tri » a retrouvé une cohérence collective et un allant offensif qui lui ont permis de surclasser la France (2-0).
Au vu des rentrées du vétéran Cuauthemoc Blanco et de la recrue de Manchester United Javier Hernandez, l'absence en attaque de Carlos Vela ne devrait pas trop perturber l'équipe mexicaine.


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