Toutefois, quelques motifs d'inquiétude demeurent. Ainsi, les ventes ne progressent pas. Même surplace pour la commercialisation des appartements haut de gamme. Avec 14 immeubles en construction, le « carré d'or » de Furn el-Hayek est le secteur le plus touché par la fièvre immobilière. Le quartier compte néanmoins une grande variété de produits qui va du logement standard sans charme à l'appartement haut de gamme signé par des architectes de renom situés dans des projets avec des atouts spécifiques (jardins privés, piscines, salles de sports). Les prix de départ font le grand écart de 3 500 à 5 000 dollars le mètre carré. Les prix les plus élevés se trouvent dans les rues huppées comme Sursock, Abdel Wahab Inglizi et George Haïmari. Le pic du mètre carré au premier étage affiché y est d'environ 5 800 dollars. C'est 3 % moins que le premier étage le moins cher au centre-ville ! Comme quoi, certains quartiers d'Achrafieh ont rattrapé leur retard en ce qui concerne le haut de gamme à Beyrouth.
Les valeurs sûres en pleine expansion sont concentrées dans le secteur situé derrière l'hôpital Rizk, autour de la colline al-Azarieh et au sud de la place Sassine (autour de l'AUST). De nombreux développeurs y proposent des appartements de 200 à 250 mètres carrés, à partir de 2 500 à 3 000 dollars le mètre carré. Ce sont les quartiers qui ont connu la plus forte hausse des prix depuis 2009, soit de 10 à 20 %.
La pression immobilière étant forte, de nouveaux quartiers font l'objet d'un intérêt soudain de la part des promoteurs qui, presque par défaut, ont décidé de s'attaquer à des quartiers longtemps oubliés, voire dénigrés. De nouveaux projets résidentiels apparaissent désormais à Chahrouri, à Saint-Louis, à Geitaoui, autour du Grand Lycée et de l'Hôtel-Dieu, le long du fleuve de Beyrouth. Sauf exception, le mètre carré y varie de 2 000 à 2 500 dollars au premier étage. Ces secteurs visent une clientèle issue de la classe moyenne à la recherche d'un logement de 150 à 225 m2.

