Le groupe Placebo : une performance superbement rodée et techniquement parfaite.
À l'occasion de sa tournée au Moyen-Orient, le groupe de rock alternatif Placebo est remonté hier soir sur scène au Forum de Beyrouth, pour son second concert au Liban depuis 2004. Dans un contexte tendu en raison des menaces de boycott de la part d'associations libanaises anti-israéliennes - le groupe s'étant produit à Tel-Aviv quelques jours après l'assaut meurtrier contre la flottille chargée d'aide pour Gaza -, les organisateurs ont redoublé d'efforts pour renforcer la sécurité déjà conséquente. Hormis une fouille poussée pour certains, les gardes ont également choisi d'interdire tout accessoire susceptible d'occasionner des problèmes : un spectateur s'est même vu contraint de retirer un badge propalestinien qu'il arborait. À l'exception de quelques manifestantes brandissant drapeaux et keffiehs (et vite refoulées), aucun événement notable n'a perturbé le groupe, qui a régalé la salle pleine à craquer de son habituelle performance superbement rodée, techniquement parfaite, et totalement impersonnelle. Brian Molko, tout de blanc vêtu, s'est fendu des derniers titres du groupe et de quelques gros succès commerciaux de Placebo (Every you, every me, The bitter end, Special K), mais s'est abstenu de tout commentaire en rapport avec la situation au Moyen-Orient... ou avec le Liban, se limitant à quelques paroles en français et un classique « It's good to be back ». Il n'en fallait pas plus à la foule en délire pour hurler de bonheur et sauter dans tous les sens, ou même, pour les adeptes à la fois de Cannibal Corpse et de Placebo (le concert d'hier ayant prouvé que la combinaison n'était pas impossible) de gigoter à s'en dévisser le cou. Lorsque les concerts sont distribués au compte-gouttes, autant en profiter...
À l'occasion de sa tournée au Moyen-Orient, le groupe de rock alternatif Placebo est remonté hier soir sur scène au Forum de Beyrouth, pour son second concert au Liban depuis 2004. Dans un contexte tendu en raison des menaces de boycott de la part d'associations libanaises anti-israéliennes - le groupe s'étant produit à Tel-Aviv quelques jours après l'assaut meurtrier contre la flottille chargée d'aide pour Gaza -, les organisateurs ont redoublé d'efforts pour renforcer la sécurité déjà conséquente. Hormis une fouille poussée pour certains, les gardes ont également choisi d'interdire tout accessoire susceptible d'occasionner des problèmes : un spectateur s'est même vu contraint de retirer un badge...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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