Selon Me Khiyami, ce rapport, toujours en attente de distribution, a notamment mis l'accent sur les coûts élevés de l'activité relative aux affaires, les plus élevés du Moyen-Orient. Elle a également souligné que la forte bureaucratisation de la Syrie encourageait la corruption et les pratiques frauduleuses. Autre facteur de faiblesse, le faible niveau des technologies de communication en général, et de la recherche et du développement en particulier, toujours selon le rapport cité par Me Khiyami, qui a relevé que ces derniers, inadéquats, n'étaient pas en mesure de satisfaire les besoins des entreprises. En outre, le rapport indique que le système éducatif syrien ne prépare pas les jeunes à entrer dans le monde professionnel, d'autant que l'accès à la finance est difficile et que les marchés financiers sont immatures. Néanmoins, d'autres éléments plus positifs de l'économie syrienne ont permis de nuancer les choses, dont l'augmentation de la productivité et l'amélioration de la gestion financière du pays, dont quelque 61 % des revenus gouvernementaux proviennent d'une forme ou une autre de taxation. Il convient de signaler que le rapport devrait bientôt être publié ; en parallèle, le gouvernement syrien est en train de mettre au point le texte de son 11e plan quinquennal, qui couvrira la période de 2011 à 2014.
Par ailleurs, M. Dardari a également déclaré au cours de son intervention qu'un nouveau programme scolaire sera introduit dans les écoles en septembre prochain. Ce programme a été conçu pour encourager l'analyse et la prise d'initiatives parmi les étudiants, en réaction aux nombreuses critiques émises envers le programme actuel, accusé de ne pas le faire. De plus, « quelque 95 milliards de livres syriennes serviront à construire de nouvelles écoles au cours des cinq prochaines années » a ajouté M. Dardari.
editor@syria-report.com
En coopération avec : The Syria Report

