Les quatre représentants asiatiques (Corée du Sud, Corée du Nord, Japon, Australie) et la Nouvelle-Zélande, qui portera les couleurs de la zone Océanie, n'ont a priori aucune chance de bouleverser la hiérarchie lors du Mondial 2010 et tenteront au mieux de sauver l'honneur.
La Corée du Sud : l'habituée
Les Sud-Coréens, qui vont disputer leur 7e phase finale d'affilée, ont accumulé assez d'expérience pour être pris au sérieux. Souvent raillés pour leur manque d'individualités, ils peuvent désormais compter sur le talent du Mancunien Park Ji-sung pour jouer leur carte à fond au sein d'un groupe B délicat (avec l'Argentine, la Grèce et le Nigeria) mais pas insurmontable. « Le miracle » de 2002 (demi-finale du Mondial disputé en Corée du Sud et au Japon) sera pourtant quasiment impossible à rééditer, le milieu de terrain de Manchester United étant le seul joueur sud-coréen à évoluer dans un grand club européen.
Le Japon : Honda, tête de gondole ?
Le sélectionneur Takeshi Okada a placé la barre très haut en faisant des demi-finales l'objectif à atteindre. Mais cette déclaration fait presque sourire au vu des derniers résultats enregistrés par les Japonais (défaite en amical face à la Serbie 3-0 et la Corée du Sud 2-0). L'équipe est en outre toujours articulée autour des vieux grognards (Nakamura, Junichi Inamoto) qui ont fini par quitter l'Europe et sont plutôt en fin de carrière. Seule l'éclosion récente du milieu offensif Keisuke Honda (CSKA Moscou), qui aura 24 ans le 13 juin, donne quelques motifs d'espoir à des « Samouraïs bleus » guère réputés pour leur efficacité en attaque.
La Corée du Nord : la grande inconnue
Le pays le plus fermé de la planète a réussi l'exploit de se qualifier pour la 2e phase finale de son histoire, 44 ans après son seul fait d'armes, un quart de finale lors du Mondial-66. Mais le hasard ne l'a pas gâté puisqu'il a été reversé dans « le groupe de la mort » (G) avec le Brésil, grandissime favori, le Portugal de Cristiano Ronaldo et la Côte d'Ivoire de Didier Drogba. Autant dire que son sort est déjà scellé. La principale interrogation résidera plutôt dans la capacité de la délégation nord-coréenne à gérer les contraintes médiatiques d'une telle compétition alors que le culte du secret est la marque de fabrique du dernier régime stalinien subsistant. Autre attraction : la vedette locale Jong Tae-se, surnommé le « Rooney d'Asie » pour sa fougue et son goût du combat. Une étiquette qui sera bien difficile à porter, une fois confronté au plus haut niveau international.
L'Australie : les héros sont fatigués
Quatre ans après avoir atteint les 8es de finale, c'est une sélection vieillissante qui va prendre la direction de l'Afrique du Sud. Certes, les Socceroos, désormais affiliés à la Confédération asiatique, semblent avoir profité de cette « délocalisation » et ont facilement obtenu leur billet pour le Mondial. Mais aucun renouvellement n'a été opéré (9 joueurs ont plus de 30 ans) et des blessures ont récemment touché des cadres de l'équipe (le gardien Mark Schwarzer, l'attaquant Harry Kewell).
La Nouvelle-Zélande : une victime toute désignée
Difficile pour les « All Whites » de se faire une place au pays du rugby. Les Kiwis, désormais seuls porte-drapeaux de la zone Océanie depuis le départ de l'Australie vers l'Asie et de retour sur la scène internationale après 28 ans d'absence, risquent de ne pas peser très lourd face aux champions du monde italiens, la Slovaquie et le Paraguay (groupe F). Leur participation à la dernière Coupe des confédérations en 2009 avait déjà montré le gouffre qui les sépare du reste de la planète football : en trois rencontres (deux défaites et un nul contre les modestes Irakiens), ils avaient encaissé sept buts et n'en avaient inscrit aucun.


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