De g. à d. MM. Adnane Kassar, Mohammad Safadi et Charles Arbid.Photo Hassan Assal
Le président de la Gucciaac et ministre d'État Adnane Kassar, le président de la LFA, Charles Arbid, ainsi que le ministre de l'Économie et du Commerce, Mohammad Safadi, ont notamment participé au lancement de la première édition du BIFEX, mettant l'accent sur les retombées positives de l'expansion des franchises sur la croissance économique du pays. « La franchise joue un rôle important au niveau du développement économique (du Liban), en soutenant le développement des PME, et ouvre la voie à plus d'opportunités sur le marché du travail », a ainsi déclaré M. Kassar. « Les PME sont un des principaux moteurs de croissance de l'économie nationale », a souligné pour sa part le ministre Safadi, qui a rappelé que le gouvernement avait jusqu'à présent soutenu près de 500 PME par le biais du programme Kafalat.
De la cuisine traditionnelle arménienne en Arabie saoudite
Le succès des franchiseurs libanais à l'étranger, mais aussi au Liban (certaines franchises étant vendues sur le marché local) a été évoqué durant cette conférence, notamment par le président de la LFA, Charles Arbid, qui a souligné que « l'art de vivre à la libanaise - notre meilleur ambassadeur à l'étranger - est à l'origine de l'engouement des investisseurs locaux et étrangers ». Effectivement, les franchises libanaises connaissent aujourd'hui une expansion significative à l'étranger, notamment dans les pays voisins. Autant les années 1990 ont témoigné de l'explosion des franchises occidentales au Liban, comme l'a rappelé le PDG de l'une des principales chaînes de restauration au niveau mondial, Dunkin' Donuts, Nigel Travis, autant les années 2000 ont à leur tour vu les marques libanaises prendre la région d'assaut.
La mode était ainsi représentée par Rectangle Jaune (6 franchises, 3 pays d'implantation hors Liban) ou Naï Lingerie (5 franchises, 4 pays hors Liban). Toutefois, l'alimentation et la restauration étaient de loin les secteurs les plus étoffés, avec des grands noms de la torréfaction comme Al Rifai Roastery qui possède 150 franchises dans toute la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (MENA) ainsi qu'en Suède, ou encore de la restauration avec Casper & Gambini's (23 franchises, 7 pays d'implantation hors Liban), Crepaway (5 franchises, 3 pays hors Liban), La Maison du Café (11 franchises, 2 pays hors Liban) ou encore les restaurants de cuisine arménienne traditionnelle Mayrig (une franchise en Arabie saoudite et des plans d'expansion dans les pays du Golfe).
En ce qui concerne la réussite d'un plan d'expansion par le biais des franchises, M. Travis a insisté sur l'importance de bien étudier les marchés et de s'adapter localement, tout en se focalisant sur la collaboration et la communication entre le franchiseur et le franchisé. « Le franchiseur doit impérativement prendre en compte les objectifs de son partenaire, tout en le formant et le soutenant » a-t-il expliqué, ajoutant que l'anticipation des évolutions des marchés et des technologies ainsi que l'existence d'un plan à long terme représentaient les ingrédients d'une stratégie globale réussie.
« Il est important d'avoir une bonne relation avec nos franchisés », a confirmé de son côté le vice-président du géant de la restauration rapide McDonald's, Jim Kramer, soulignant que la franchise était la solution idéale pour une expansion à grande échelle en raison de la difficulté de gérer un grand nombre de locaux et d'employés. « Plus de 70 % des restaurants McDonalds' dans le monde sont en effet implantés à travers des franchises », a-t-il indiqué. « Nous construisons nos bâtiments et les louons sur une période de 20 ans en moyenne aux franchisés, qui sont tenus, en parallèle, de verser des royalties de l'ordre de 5 % du chiffre d'affaires annuel, pour un coût initial de franchise relativement bas de 45 000 dollars », a-t-il précisé, avant d'ajouter que sa chaîne avait récemment célébré sa 30e ouverture au Liban.

