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Économie - Conjoncture

Les IDE en Méditerranée résistent à la crise

Les Investissements directs étrangers (IDE) dans les pays méditerranéens en 2009 ont moins reculé qu'au niveau mondial dans un contexte de crise, avec une présence accrue des entreprises européennes, selon un bilan de l'observatoire Anima dans le cadre du programme européen Invest in Med.

Dans les onze pays de la zone étudiée (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie, Turquie, Libye), ces investissements se sont élevés à 32,3 milliards d'euros, soit un recul de 17 % par rapport à 2008, à comparer à une chute de 35 % à l'échelle de la planète.
« La région a souffert, surtout les grands projets, mais moins que le reste du monde », a commenté Bénédict de Saint-Laurent, délégué général d'Anima, lors d'une conférence de presse hier à Marseille.
La baisse est en réalité essentiellement imputable à la Turquie et Israël, pays plus ouverts à la mondialisation, a-t-il précisé, tout en notant des « signes de relance » depuis le quatrième trimestre 2009.
Autre constat, les investissements de l'Europe, premier partenaire de la région (54 % des montants), sont repartis à la hausse, après avoir été supplantés en 2006-2007 par les pays du Golfe désireux notamment de recycler leurs pétrodollars dans l'immobilier, le tourisme et la banque.
Avec la crise, la proximité de la Méditerranée redevient un atout « à une époque de coût énergétique élevé et de recherche de main-d'œuvre bon marché », a expliqué M. de Saint-Laurent. Les entreprises y rencontrent par ailleurs moins d'obstacles linguistiques, juridiques ou logistiques qu'en Asie.
Toutefois, la zone doit encore poursuivre les réformes facilitant les affaires et « passer de la quantité d'investissements à la qualité », a-t-il ajouté, déplorant « un modèle de développement souvent peu satisfaisant (sous-traitance, tourisme de masse, usines-poubelles...) » et une redistribution des richesses limitée.
Le programme Invest in Med, financé aux trois quarts par l'UE sur la période 2008-2011, vise à développer durablement les relations d'affaires, les investissements et les partenariats d'entreprises entre les deux rives de la Méditerranée.

Dans les onze pays de la zone étudiée (Algérie, Égypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Autorité palestinienne, Syrie, Tunisie, Turquie, Libye), ces investissements se sont élevés à 32,3 milliards d'euros, soit un recul de 17 % par rapport à 2008, à comparer à une chute de 35 % à l'échelle de la planète.« La région a souffert, surtout les grands projets, mais moins que le reste du monde », a commenté Bénédict de Saint-Laurent, délégué général d'Anima, lors d'une conférence de presse hier à Marseille.La baisse est en réalité essentiellement imputable à la Turquie et Israël, pays plus ouverts à la...
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