« La région a souffert, surtout les grands projets, mais moins que le reste du monde », a commenté Bénédict de Saint-Laurent, délégué général d'Anima, lors d'une conférence de presse hier à Marseille.
La baisse est en réalité essentiellement imputable à la Turquie et Israël, pays plus ouverts à la mondialisation, a-t-il précisé, tout en notant des « signes de relance » depuis le quatrième trimestre 2009.
Autre constat, les investissements de l'Europe, premier partenaire de la région (54 % des montants), sont repartis à la hausse, après avoir été supplantés en 2006-2007 par les pays du Golfe désireux notamment de recycler leurs pétrodollars dans l'immobilier, le tourisme et la banque.
Avec la crise, la proximité de la Méditerranée redevient un atout « à une époque de coût énergétique élevé et de recherche de main-d'œuvre bon marché », a expliqué M. de Saint-Laurent. Les entreprises y rencontrent par ailleurs moins d'obstacles linguistiques, juridiques ou logistiques qu'en Asie.
Toutefois, la zone doit encore poursuivre les réformes facilitant les affaires et « passer de la quantité d'investissements à la qualité », a-t-il ajouté, déplorant « un modèle de développement souvent peu satisfaisant (sous-traitance, tourisme de masse, usines-poubelles...) » et une redistribution des richesses limitée.
Le programme Invest in Med, financé aux trois quarts par l'UE sur la période 2008-2011, vise à développer durablement les relations d'affaires, les investissements et les partenariats d'entreprises entre les deux rives de la Méditerranée.

