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Liban - Le Commentaire

Le Liban au centre du contentieux syro-américain

Pourquoi les relations syro-américaines qui ont penché un moment vers l'ouverture, avec réinstallation d'un ambassadeur US à Damas, se refroidissent-elles de nouveau ? Selon des observateurs avertis, c'est parce que la Syrie n'a pas répondu aux attentes de Washington. Qui s'étalent sur les requêtes suivantes :
- Damas devait soutenir activement les efforts de stabilisation politique du Liban. Et non, comme le lui reprochent les Américains, encourager ses alliés à paralyser l'État libanais à travers leur participation à un gouvernement d'union dans le but de s'emparer du pouvoir, un cadre du Hezbollah allant jusqu'à prétendre que « le 8 Mars est devenu la majorité parlementaire autant que populaire ». Ce qui explique le plan visant à torpiller le comité de dialogue national mis en place par le chef de l'État. Qui plus est, les Américains relèvent que les attaques dirigées contre eux par le 8 Mars, notamment au sujet de l'accord avec les FSI, sont manifestement inspirées par les Syriens. En outre, les prosyriens, au lieu de contribuer au traitement des problèmes socio-économiques, se dressent contre les réformes prévues dans Paris III et attisent les mouvements de protestation syndicaux.
- Plus globalement, la Syrie continue de violer les dispositions de la 1701 qui lui ordonnent d'aider le Liban pour ce qui est du désarmement des milices libanaises ou palestiniennes, le tracé des frontières et la récupération de Chebaa. Elle ne cesse, en violation de cette résolution comme de la 1680, de laisser passer des armes iraniennes en direction du Hezbollah. Tout comme elle ne cesse d'entretenir des bases palestiniennes, relevant d'organisations placées sous son obédience, hors des camps, à proximité de sa frontière avec la Békaa.
- Au sujet des Palestiniens, les Américains attendaient de la Syrie qu'elle aide à leur réconciliation, comme elle est en mesure de le faire, puisqu'elle abrite chez elle la direction politique du Hamas. Mais elle n'en a rien fait et ne cesse de soutenir ce mouvement, en tant que résistance armée. Tout comme elle appuie à fond le Hezbollah libanais. Alors même qu'elle-même ne prend jamais les armes et veut négocier avec les Israéliens par le truchement des Turcs et sous l'égide des Américains.
- Enfin, et sans doute surtout, la Syrie, bien que s'étant rapprochée de l'Arabie saoudite, refuse catégoriquement de se démarquer de l'Iran, comme Washington le lui demande. Or, si la nouvelle volée de sanctions prévue prochainement, en raison du nucléaire iranien, ne marche pas, les Américains ou les Israéliens pourraient frapper l'Iran en juin. Avec une pluie de bombes à circonférence de destruction totale réduite, mais qui seraient suffisantes pour faire plier Téhéran. Benjamin Netanyahu a informé les USA qu'il ne continuerait plus longtemps à fermer les yeux sur le nucléaire iranien.
Ce qui implique, par ricochet direct, que le Liban se retrouverait en grave danger. Soit que les Israéliens prennent les devants, en frappant le Hezbollah, donc le Liban, avant d'attaquer l'Iran. Soit que le Hezbollah réplique par ses missiles à une attaque contre l'Iran.
Pourquoi les relations syro-américaines qui ont penché un moment vers l'ouverture, avec réinstallation d'un ambassadeur US à Damas, se refroidissent-elles de nouveau ? Selon des observateurs avertis, c'est parce que la Syrie n'a pas répondu aux attentes de Washington. Qui s'étalent sur les requêtes suivantes :- Damas devait soutenir activement les efforts de stabilisation politique du Liban. Et non, comme le lui reprochent les Américains, encourager ses alliés à paralyser l'État libanais à travers leur participation à un gouvernement d'union dans le but de s'emparer du pouvoir, un cadre du Hezbollah allant jusqu'à prétendre que « le 8 Mars est devenu la majorité parlementaire autant que populaire ». Ce...
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