Grâce à son succès, l'Inter a conservé la tête de la série A à deux journées de la fin, deux points devant la Roma (2e). Pendant 90 minutes, les tifosi laziali ont soutenu l'Inter car un succès de leur équipe aurait considérablement arrangé les affaires de la Roma dans la course au titre, chose inconcevable tant ils haïssent l'équipe « cousine » et rivale de la capitale.
Sur le terrain, les joueurs de la Lazio n'ont pas non plus affiché une détermination farouche, notamment au cours d'une seconde période qu'ils ont jouée « au petit trot ». Le Corriere dello Sport, le quotidien sportif romain, a qualifié lundi la rencontre de « très, mais très amicale ».
« J'ai souffert jusqu'à la fin », a pourtant assuré Massimo Moratti, interrogé par les journalistes à la sortie de ses bureaux milanais.
« Mais, a-t-il ajouté, voir que le public laziale était complètement derrière nous est une chose très étrange. »
Dans les tribunes, les supporteurs romains ont même déployé des banderoles hostiles à la Roma et favorables à l'Inter.
Selon les médias italiens, la présidente de la Roma, Rosella Sensi, aurait eu des mots durs à l'égard du club milanais après le match, assurant notamment : « À la place de l'Inter, j'aurais eu honte de gagner de cette façon. »
« Je respecte sa sensibilité, mais je préfère ne pas répondre », a déclaré à ce sujet Massimo Moratti, soulignant : « Les polémiques concernent la Roma et la Lazio. Elles ne nous concernent pas. »
L'Inter et la Roma vont cependant très vite se retrouver dès mercredi en finale de la Coupe d'Italie au stade olympique de Rome.


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