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Nos lecteurs ont la parole

Patauger dans la dette

Élias MOUAWAD    
Le Fonds monétaire international a prévenu que le gonflement de la dette des États risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance.
La demande croissante du secteur public pour combler les déficits limite les fonds disponibles pour le reste de l'économie.
Le FMI évoque « un mur de dette parvenant à maturité, dont 5 000 milliards de dollars qui vont être dus ces trois prochaines années ».
En réalité, la dette des États-Unis à elle seule augmenterait de 7 000 milliards de dollars durant les dix prochaines années. Les pays détenteurs de réserves importantes sont la Chine (2.4 trillions), les Émirats (1.3 trillion), le Japon (1 trillion) et la zone Euro (0.7 trillion). La somme de ces réserves est de 5 400 milliards sachant qu'un trillion est l'équivalent d'un millier de milliards. Il serait aussi intéressant de comparer l'augmentation de la dette américaine avec les plus grandes fortunes privées, avec à leur tête Carlos Slim (53,5 milliards). La somme des mille plus grandes fortunes a atteint 2,5 trillions, selon le magazine Forbes. D'autre part, le nombre de millionnaires dans le monde s'élève à 10 millions et leur fortune dépasse les 10 trillions. Mais combien d'entre eux seraient prêts à financer un déficit public scandaleux, et jusqu'à quand ?
Le niveau de vie des pays développés est certainement insoutenable. C'est ce qui a poussé à la démission de David Walker, l'expert comptable numéro un aux États-Unis. Se préoccupant de calculs politiques de court terme, les dirigeants occidentaux préfèrent laisser aux générations futures les problèmes actuels. Ainsi, la dette et son refinancement par l'emprunt permettent de reléguer la facture des dépenses publiques aux enfants et petits-enfants. « Il est facile de dépenser l'argent d'autrui, spécialement quand ce dernier est trop jeune pour voter ou n'est pas encore né », s'insurge Walker. Bref, il n'y a pas assez d'argent pour tout le monde.
Mais comment est-on arrivé là ? C'est la soif du gain qui a causé une pauvreté mondiale et cette dernière est la principale cause de la surpopulation actuelle. Le communisme est mort, disait-on. Vivement, la corde raide !

Élias MOUAWAD     
Le Fonds monétaire international a prévenu que le gonflement de la dette des États risque de raréfier le crédit nécessaire à la croissance. La demande croissante du secteur public pour combler les déficits limite les fonds disponibles pour le reste de l'économie. Le FMI évoque « un mur de dette parvenant à maturité, dont 5 000 milliards de dollars qui vont être dus ces trois prochaines années ». En réalité, la dette des États-Unis à elle seule augmenterait de 7 000 milliards de dollars durant les dix prochaines années. Les pays détenteurs de réserves importantes sont la Chine (2.4 trillions), les Émirats (1.3 trillion), le Japon (1 trillion) et la zone Euro (0.7...
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