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Moyen Orient et Monde - Thaïlande

Les « chemises rouges » en quête de soutiens extérieurs

Les « chemises rouges » thaïlandaises, décidées à faire chuter le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva, ont de nouveau tenté hier d'internationaliser la crise en lançant un appel à l'Union européenne. La semaine dernière, les manifestants avaient demandé le déploiement d'une force de maintien de l'ONU, qui s'était contentée d'appeler les parties au « dialogue ». Hier, ils se sont cette fois tournés vers l'UE en saisissant son ambassadeur en Thaïlande, David Lipman, pour qu'il obtienne l'envoi d'observateurs.
« Le gouvernement a usé de la force pour réprimer des innocents et il est probable que d'autres violents coups de force se produiront », a déclaré l'un des cadres « rouges », Jaran Ditsatapichai. La lettre ouverte des « rouges » affirme que « les institutions démocratiques thaïlandaises ont été massacrées depuis le coup d'État de 2006 » contre l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, dont se réclament de nombreux manifestants. « Face à la menace des chars et d'un bain de sang imminent, nous demandons votre aide pour éviter une catastrophe contre les droits de l'homme ».
Dans un communiqué, David Lipman a fait part de son « inquiétude », appelant au « respect de la règle de droit, au dialogue constructif et à une solution négociée ».
La semaine dernière, les manifestants avaient convié les diplomates en poste à Bangkok à visiter le site en centre-ville dans lequel ils se sont retranchés. L'UE et les États-Unis avaient refusé, mais d'autres chancelleries s'étaient déplacées. « Nous ne voulons plus voir ça », a déclaré hier à Djakarta le ministre des Affaires étrangères, Kasit Piromya. « La communauté internationale n'a pas besoin d'intervenir à ce stade (...). Je pense que nous contrôlons parfaitement la situation et que cela relève encore des affaires intérieures de la Thaïlande. »
Cet appel des « chemises rouges » intervient au lendemain de nouveaux heurts avec les forces de l'ordre.
Les « chemises rouges » thaïlandaises, décidées à faire chuter le gouvernement d'Abhisit Vejjajiva, ont de nouveau tenté hier d'internationaliser la crise en lançant un appel à l'Union européenne. La semaine dernière, les manifestants avaient demandé le déploiement d'une force de maintien de l'ONU, qui s'était contentée d'appeler les parties au « dialogue ». Hier, ils se sont cette fois tournés vers l'UE en saisissant son ambassadeur en Thaïlande, David Lipman, pour qu'il obtienne l'envoi d'observateurs.« Le gouvernement a usé de la force pour réprimer des innocents et il est probable que d'autres violents coups de force se produiront », a...
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