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La vie en parachute

Chute libre. Paysage fantastique. Sensation de liberté. Sentiment de risque. Laisser-aller total. Excès d'adrénaline. Passion pour le danger. Soucis évacués. Perte de contrôle intentionnelle. Amour de l'extrême.
Je n'ai jamais fait du parachute. Je n'ai jamais eu le courage. Et j'ai toujours aimé être en contrôle. Ne dépendre de rien. Tout calculer. Me sentir maître de mon destin. Avoir les pieds bien sur terre. La tête bien devant. Les passions sans risque et peu passionnées. Et se demander pourquoi l'on ressent du chagrin ?
Faut-il vivre en suivant des directives bien précises, qui guident nos actions conformément aux lois de la société, logiques ou pas logiques, rationnelles ou pas, morales ou pas, religieuses ou pas, sympas ou pas ? Faut-il les suivre rien que pour être bien intégré, pour être comme les autres, pour avoir la vie facile, pour ne rien regretter ?
Ou faut-il vivre en saut de parachute ? Se lâcher. Prendre du risque, respirer l'air frais, celui d'en haut, observer la vie des hauteurs, baisser l'œil et la snober, faire des amis parmi les oiseaux, planer au-dessus des nuages et ne voir que le bleu, ne jamais avoir chaud, sentir des sensations magiques, vivre hors la loi... et toucher terre de temps en temps ?
Je n'ai jamais fait du parachute. Mais l'idée me plaît. Dis-moi, comment c'était ?

Karen AYAT

Allô... Madame !


Elles roulent en 4X4 vitres fumées, numéro d'immatriculation à 3 ou 4 chiffres, cellulaire d'une main, cigarette de l'autre et volant libre. Elles foncent à tombeau ouvert, dédaignant tout code de la route et faisant fi des droits des autres à la vie. Tout cela avec une arrogance insoutenable. Pitié mesdames ! En parlant des femmes, « j'embrasse aussi les hommes » qui, voulant les imiter, s'inscrivent sous la même enseigne. Allô... Je suis encore en vie par un heureux hasard. De grâce ! Stop.

Paul HADDAD

De grâce, épargnez-La !


Épargnez-La du ridicule de vos slogans. L'heure devrait être plutôt à l'élaboration et à la présentation de vos programmes de développement de nos régions. À l'heure où il est question de l'abolition du confessionnalisme au Liban, à l'heure où nous venons, musulmans et chrétiens, d'honorer la Sainte Vierge en déclarant le 25 mars fête nationale, nous voyons nos politiciens utiliser la Sainte Vierge comme slogan dans la bataille des élections municipales. Au pied du sanctuaire de Notre-Dame du Liban, émergent des panneaux publicitaires géants clamant (en substance) que « Si tout le monde est contre nous, la Vierge est avec nous » ! Choquant ! Qui est « nous »? Qui est « tout le monde »? Qui est « avec »? Qui est « contre »? Avec « qui »? Contre « qui » ?
Avec « quoi »? Contre « quoi » ? J'ai à l'esprit l'inscription au-dessus de l'autel de Notre-Dame d'Afrique à Alger qui dit ceci: « Notre Dame d'Afrique, priez pour nous et pour les musulmans. » À la veille du mois de Marie, de grâce ne vous L'appropriez pas pour votre région. Laissez-La sur sa colline, les bras grands ouverts, embrassant le Liban, tout le Liban.

Bernard SADER
Concepteur/graphiste
La vie en parachuteChute libre. Paysage fantastique. Sensation de liberté. Sentiment de risque. Laisser-aller total. Excès d'adrénaline. Passion pour le danger. Soucis évacués. Perte de contrôle intentionnelle. Amour de l'extrême.Je n'ai jamais fait du parachute. Je n'ai jamais eu le courage. Et j'ai toujours aimé être en contrôle. Ne dépendre de rien. Tout calculer. Me sentir maître de mon destin. Avoir les pieds bien sur terre. La tête bien devant. Les passions sans risque et peu passionnées. Et se demander pourquoi l'on ressent du chagrin ?Faut-il vivre en suivant des directives bien précises, qui guident nos actions conformément aux lois de la société, logiques ou pas logiques, rationnelles ou pas, morales...
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