La paire italienne : Flavia Pennetta (à droite) et sa compatriote Francesca Schiavone. Andreas Solaro/AFP
C'est Pennetta, 15e mondiale, qui a apporté le point décisif, celui du 3 à 0, en battant en 1h24 Petra Kvitova, 7-6, 6-2, lors du premier simple disputé hier sur la terre battue du Foro Italico.
Bousculée au début de la première manche et menée 4-1 par Kvitova, la n° 1 italienne est cependant parvenue à recoller au score pour arracher un tie break qu'elle a aisément remporté (7/3). Dans la deuxième manche, elle n'a en revanche laissé aucun espoir à son adversaire en s'imposant rapidement 6-2.
L'ensemble de l'équipe a ensuite eu le droit à une « standing ovation » offerte par le public avant les deux derniers matches, un simple et un double, privés d'enjeu.
Samedi, Pennetta avait déjà remporté son match face à Lucie Hradecka (6-4, 7-5), juste avant d'être imitée par une Schiavone expéditive contre Lucie Safarova (6-0, 6-2).
L'Italie a disputé la finale de la Fed Cup en 2006, 2007 et 2009, s'inclinant seulement en 2007 face à la Russie.
« Les filles ont écrit une nouvelle page d'histoire du tennis italien », s'est félicité le capitaine Corrado Barazzutti, tandis que Pennetta soulignait : « C'est incroyable d'être de nouveau en finale. On a encore fait quelque chose de grand. »
En finale les 6 et 7 novembre, les Italiennes défieront les États-Unis ou la Russie, qui s'affrontaient encore hier soir, tard dans la nuit, à Birmingham (Alabama) dans l'autre demi-finale.
« Si je préfère les USA ou la Russie en finale? a continué la n°1 italienne. Peu importe, même si ce sont les USA, ça ne serait pas mal pour prendre quelques jours de vacances là-bas (l'Italie ayant reçu les États-Unis lors de la finale 2009, NDLR). »
Dans la série qui opposait la seconde demi-finale, les États-Unis et la Russie se sont partagé les points au premier jour après des victoires de Melanie Oudin et Elena Dementieva.
Oudin a donné le premier point aux Américaines en battant Alla Kudryavtseva 6-3, 6-3 mais la Russe Dementieva, 6e mondiale, a remis les choses en place en dominant 6-4, 6-3 la modeste Bethanie Mattek-Sands, 129e mondiale.
Dementieva a affiché une belle santé au service (72 % de premières balles, un seul break concédé), pourtant souvent son péché mignon, et s'est montrée réaliste sur ses balles de break (3 sur 5) pour s'imposer en 1h42 min.
Oudin, 18 ans et 31e mondiale, a réalisé 18 coups gagnants, mais a surtout très bien profité des nombreuses fautes directes de son adversaire (39) pour s'imposer en moins de 1h20 min sur surface rapide (indoor).
Elle a été menée de deux jeux dans les deux sets (1-3 au premier et 0-2 au second avec balle de 0-3 à défendre), mais est à chaque fois revenue au score.
Il s'agissait du premier match de Fed Cup de Kudryavtseva. Le jeune Russe, qui n'a pas caché que ses nerfs lui avaient joué des tours, s'est montrée élogieuse sur Oudin : « Elle ne lâche rien, tu lui donnes une petite occasion et elle saute dessus. Elle le cran d'aller chercher les choses quel que soit le score ou le contexte, c'est pour ça qu'elle est si forte. »
Hier tard dans la nuit, les simples devaient opposer Dementieva à Oudin, et Mattek-Sands à Kudryavtseva ou sa compatriote Ekaterina Makarova. Le double devait mettre aux prises Dementieva et Makarova, et la paire américaine Mattek-Sands/Liezel Huber. Cette dernière est classée n° 1 mondiale dans la spécialité.
« Le match contre Elena (Dementieva) va être dur, a indiqué Oudin. Je savais qu'il fallait que je batte Alla (Kudryavtseva) car derrière, il y avait Elena. »
La rencontre entre les États-Unis et la Russie est dévaluée par l'absence de la plupart des meilleures joueuses des deux nations : les Américaines Serena et Venus Williams, blessées et qui ne sont plus apparues en sélection depuis 2007, ainsi que les Russes Dinara Safina et Svetlana Kuznetsova.



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine