Volcan : le manque à gagner estimé à 1,7 milliard de dollars
L'éruption du volcan islandais Eyjafjöll n'a pas seulement porté préjudice aux centaines de milliers de voyageurs éparpillés dans le monde. L'envergure des pertes subies par les compagnies aériennes est aujourd'hui colossale, estimée dans le meilleur des cas à presque deux milliards de dollars.
OLJ /
le 22 avril 2010 à 01h33
L’éruption d’Eyjafjöll a paralysé l’industrie aéronautique européenne. Source AFP
La paralysie du trafic aérien en Europe, suite à l'éruption d'un volcan en Islande, a déjà coûté aux compagnies aériennes affectées 1,7 milliard de dollars (1,26 milliard d'euros) de manque à gagner, a estimé hier l'Association internationale du transport aérien (IATA). Au plus fort du blocage du trafic, samedi et dimanche, les compagnies touchées perdaient 400 millions de dollars (297 millions d'euros) de recettes par jour, a déclaré Giovanni Bisignani, le président de l'association, lors d'une conférence de presse à Berlin. L'IATA avait précédemment estimé à 200 millions de dollars par jour le manque à gagner des compagnies aériennes, alors que quasiment tout le nord de l'Europe, où évoluait un nuage de cendres en provenance d'Islande, avait fermé son espace aérien depuis la fin de la semaine dernière. Cette première estimation était « prudente », a jugé M. Bisignani. Au simple manque à gagner s'ajoutent les coûts supportés par les compagnies pour l'hébergement, la nourriture et parfois le transport par d'autres moyens de voyageurs bloqués, a-t-il ajouté, laissant entendre que la facture totale serait supérieure à 1,7 milliard de dollars. La première compagnie européenne, l'allemande Lufthansa, n'a pas encore fourni de chiffres sur les coûts engendrés par l'éruption du volcan, mais son patron Wolfgang Mayrhuber a estimé lors de la même conférence de presse que le montant ne serait « pas marginal ». Son concurrent français Air France-KLM a évoqué le chiffre de 35 millions d'euros par jour. Le trafic a toutefois repris progressivement en Europe hier, plusieurs pays dont la Norvège et le Danemark ayant rouvert leur espace aérien. « Nous allons reprendre nos opérations au fur et à mesure », a également déclaré M. Mayrhuber. M. Bisignani a appelé les gouvernements européens à « prendre leurs responsabilités » et à venir en aide aux compagnies aériennes, victimes d'un « acte de Dieu, auquel nous ne pouvons rien ». Il a une nouvelle fois critiqué la lenteur des dirigeants européens à coordonner leurs réactions, après avoir déjà dénoncé en début de semaine la « pagaille » au niveau des réponses apportées au nuage de cendres. Le secteur aérien est toutefois confiant sur une reprise rapide des affaires. Après les attentats du 11 septembre 2001, qui avaient également conduit à une fermeture de plusieurs jours de l'espace aérien américain, « cela a pris longtemps pour repartir, parce qu'il y avait un problème de confiance », a expliqué M. Bisignani, mais ce n'est pas le cas actuellement. « Le volcan ne va pas changer l'envie et le besoin de voyager », a renchéri M. Mayrhuber.
La paralysie du trafic aérien en Europe, suite à l'éruption d'un volcan en Islande, a déjà coûté aux compagnies aériennes affectées 1,7 milliard de dollars (1,26 milliard d'euros) de manque à gagner, a estimé hier l'Association internationale du transport aérien (IATA). Au plus fort du blocage du trafic, samedi et dimanche, les compagnies touchées perdaient 400 millions de dollars (297 millions d'euros) de recettes par jour, a déclaré Giovanni Bisignani, le président de l'association, lors d'une conférence de presse à Berlin. L'IATA avait précédemment estimé à 200 millions de dollars par jour le manque à gagner des compagnies aériennes, alors que quasiment tout le nord de...
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