Les manifestants en colère à Bangkok au lendemain d’un bain de sang
OLJ /
le 12 avril 2010 à 00h35
Les manifestants thaïlandais criaient leur colère hier en exigeant que le Premier ministre Abhisit Vejjajiva quitte le pays, au lendemain de violents affrontements avec les militaires à Bangkok qui ont fait au moins 20 morts et plus de 800 blessés. Ces batailles de rue, consécutives à l'instauration mercredi de l'état d'urgence, ont été les plus meurtrières en près de 20 ans dans le royaume, secoué par des crises politiques à répétition depuis le milieu des années 2000 et paralysé par une division chaque jour plus profonde de la société. « Guerre civile », « Bain de sang », « Notre heure la plus sombre », titraient les quotidiens hier. Les affrontements ont fait suite à près d'un mois de manifestations pacifiques des « chemises rouges », nom donné aux partisans de l'ex-Premier ministre en exil Thaksin Shinawatra, contraint de quitter le pouvoir en 2006 après un putsch militaire et des accusations de corruption. Les « rouges » réclament des élections législatives anticipées et considèrent Abhisit, à la tête du gouvernement depuis décembre 2008, comme illégitime. Ce dernier refuse de démissionner. « Moi et mon gouvernement continuerons de travailler pour régler la situation », a déclaré Abhisit, évoquant « une enquête indépendante » pour désigner les responsables des violences. Un cadre de l'opposition a appelé le roi Bhumibol, immensément révéré dans le pays, à intervenir. Le plus ancien monarque en exercice dans le monde, âgé de 82 ans, est hospitalisé depuis septembre et n'est pas intervenu publiquement dans cette crise.
Les manifestants thaïlandais criaient leur colère hier en exigeant que le Premier ministre Abhisit Vejjajiva quitte le pays, au lendemain de violents affrontements avec les militaires à Bangkok qui ont fait au moins 20 morts et plus de 800 blessés. Ces batailles de rue, consécutives à l'instauration mercredi de l'état d'urgence, ont été les plus meurtrières en près de 20 ans dans le royaume, secoué par des crises politiques à répétition depuis le milieu des années 2000 et paralysé par une division chaque jour plus profonde de la société.« Guerre civile », « Bain de sang », « Notre heure la plus sombre », titraient les quotidiens hier. Les...
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