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Nos lecteurs ont la parole

Visite guidée à Notre-Dame de Harissa

Par Raymonde AYOUB    
Je suis une simple citoyenne libanaise, chrétienne qui, comme des centaines de citoyennes, a formé un jour le voeu de monter une fois par semaine á Harissa prier. Il y a cinq ans de cela , je suis montée pour la première fois. Il y avait, comme partout á l'intérieur des lieux de culte du monde, une ferveur, un respect dignes de ces endroits magiques. Semaine après semaine, la sérénité recherchée m'envahissait. Et puis un jour, en grimpant les marches qui nous rapproche de la Vierge, j'ai vu un petit attroupement de femmes. J'étais réconfortée, le coeur léger, je redescendais les marches en côtoyant nos nouveaux visiteurs, en allant même gentiment leur proposer de les prendre, discrètement, en photo quand  l'occasion s'est présentée.
Un jour, en passant par la petite chapelle qui se trouve aux pieds de la statue de la Vierge, j'ai vu un prêtre célébrant la messe. Je me suis attardée. Un groupe de voyageurs fait irruption. Sans aucun respect pour le lieu, sans tenir compte de la messe, ils se mettent à prendre des photos, á parler a voix haute. Le prêtre s'arrête un moment, en se disant qu'ils réaliseront que le silence est nécessaire. Rien n'y fait. Il demande á une personne de l'assistance de faire comprendre au groupe de respecter le lieu de culte .
Puis les années passent, chaque semaine je rencontre, des bus et des bus qui inclus dans leur circuit touristique le passage chez la Vierge.
Mais là oú j'ai commencé à être étonné c'est quand, en montant les marches , le recueillement était bafoué, le silence faisait place á des interpellations du haut de la statue de la Vierge jusqu'au bas pour attirer l'attention du reste du groupe...
J'ai essayé de trouver un prêtre pour lui dire que ce genre d'attitude n'était pas permis dans un lieu où l'on vient pour trouver la paix. Pas de prêtre á l'horizon. J'ai pris mon parti en me disant :» Ignores-les, tu es là pour prier, fais comme s'ils n'existaient pas.»
Mardi 30 mars, j'ai été pour ma visite. Sur tout le chemin menant au site , j'ai dépassé des dizaines de bus transportant ce même genre de  pèlerins. Arrivée au parking de Harissa, j'ai cru qu ‘une émeute avait lieu. Je  m'approche a pied, et j'entends des cris et des éclats de rire d'un groupe de pèlerins , en face la sécurité avait des bâtons dans les mains et leur interdisait l'accès a l'enceinte du lieu . La sécurité filtrait les personnes, en ne laissant pas passer le groupe qui manquait totalement de respect á ce lieu de culte. En passant j'ai entendu le responsable de la sécurité dire:» Quel peuple ingrat!». J'ai poursuivi mon chemin, mais mon sang bouillonnait. J'étais curieuse de connaître le pourquoi de cette attitude.
Je reviens vers le responsable sécuritaire et me présente comme journaliste désireuse  de savoir pourquoi il avait interdit l'accès du site à ces pèlerins. Il me dit :» Non, rien ne s'est passé. J'ai trébuché,  c'est tout.»  Pas de prêtre en vue...
Je demande aux responsables d'agir.Le site étant accessible á tout le monde, que le respect qui lui est dû soit respecté. Si Harissa fait partie d'une étape incontournable, que cela se fasse en tenant compte du fait que c'est avant tout un lieu de culte, et comme tous les lieux de culte de toutes les religions du monde, le silence , le recueillement sont indispensables.
Je suis une simple citoyenne libanaise, chrétienne qui, comme des centaines de citoyennes, a formé un jour le voeu de monter une fois par semaine á Harissa prier. Il y a cinq ans de cela , je suis montée pour la première fois. Il y avait, comme partout á l'intérieur des lieux de culte du monde, une ferveur, un respect dignes de ces endroits magiques. Semaine après semaine, la sérénité recherchée m'envahissait. Et puis un jour, en grimpant les marches qui nous rapproche de la Vierge, j'ai vu un petit attroupement de femmes. J'étais réconfortée, le coeur léger, je redescendais les marches en côtoyant nos nouveaux visiteurs, en allant même gentiment leur proposer de les prendre, discrètement, en photo...
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