Certains projets en cours de construction n'ont réalisé aucune vente depuis plusieurs mois. Preuve en est que les produits supérieurs à deux millions de dollars ont de plus en plus de mal à trouver preneurs.
Pourtant, les acquéreurs - les ressortissants des monarchies arabes et l'élite locale et expatriée - n'ont pas déserté le marché. Mais ils sont plus enclins à prendre leur temps et à comparer les produits et les projets. Ceux qui n'avaient pas l'habitude de compter se mettent également à négocier les prix. Il est évident que les déboires de certains boursicoteurs locaux et arabes au cours des derniers mois ont freiné la demande.
Toutefois, tous les biens sont loin d'évoluer au même rythme. Quelques projets peuvent se vanter d'avoir d'excellents taux de vente essentiellement grâce aux spéculateurs. Séduits par des conditions de paiement avantageuses avec des premiers versements très limités, de nombreux investisseurs se sont empressés d'acheter sur plan des projets qui ne seront pas livrés avant 2014. À l'opposé, dès que la construction d'un appartement est terminée, il devient moins attirant puisque l'acheteur doit verser la totalité du prix immédiatement. Pour cette raison, plusieurs produits de 3 à 5 millions de dollars sont sur le marché depuis des mois.
Les prix de certains appartements haut de gamme du centre-ville peuvent encore donner le vertige. La facture peut atteindre 15 à 16 millions de dollars pour des unités de 1 000 à 1 300 m2. Sur plan, il est possible d'acquérir des penthouses qui dominent la marina du Saint-Georges à 12 000 dollars le m2. Un prix encore dérisoire devant les tarifs du luxe parisiens (35 000 dollars le m2) ou de Monaco (environ 60 000 dollars le m2) !
Le luxe à Ras Beyrouth a déjà atteint 5 000 dollars le m2 à Verdun et Aïn el-Tiné. Cela concerne une poignée de projets. Une valeur qui reflète la cherté du foncier de ces quartiers. De leur côté, les logements du front de mer de Aïn el-Mreissé à Ramlet el-Baïda sont proposés à partir de 7 000 dollars le m2.
Si le « carré d'or » d'Achrafieh bénéficie d'une cote considérable, le mètre carré n'y est pas le plus cher d'Achrafieh. Les prix les plus élevés se concentrent à Sursock et dans le secteur de la tour Rizk (rue Georges Haïmari). Le premier est une adresse historiquement très recherchée, le second est situé sur le point culminant d'Achrafieh. Quelques projets affichent des tarifs supérieurs à 5 500 dollars le m2 au premier étage. C'est seulement 10 % de moins que certains appartements neufs du centre-ville.
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