Dès lors, j'aimerais souligner une vérité qui gagnerait à être connue : dans toute société, la proportion d'homosexuels varie normalement entre quatre et cinq pour cent de la population globale. Est-ce que le choix de tous les religieux échappe à cette donnée et au moment où elle peut surgir ? Et que penser de l'impact d'une civilisation dite libérale qui accorde au citoyen le droit de disposer de son propre corps ? Des pays comme l'Angleterre et l'Espagne n'ont-ils pas, chemin faisant, dévié le cours naturel des choses afin de légitimer les relations homosexuelles ? Je suis sûr que, dans ce climat moral, d'autres pays suivront. Faudrait-il à tout cela ajouter la pornographie télévisuelle dans toutes ses dimensions ? Quelle résistance exiger de certaines vocations que fragilise pareille modernité ? Il revient au souverain pontife d'affronter ce problème qui concerne le clergé formant sa famille.
Que les institutions ou les groupements religieux, en rupture avec le Vatican, mesurent la gravité de leurs tribulations et les effets de retour qui risquent de les attendre. Je vous prie d'arrêter l'insanité de vos critiques. Le pape Benoît XVI, artisan prestigieux de la paix et de l'irénisme, n'a besoin que de nos prières.
Ancien ministre

