Les actifs des banques privées conventionnelles ont représenté 20,9 % de la valeur totale des actifs du secteur bancaire, suivis des actifs des banques islamiques (3,6 % du total).
Plus en détail, le montant global des prêts accordés par les banques au secteur privé a augmenté de 18,2 % en glissement annuel à 1,03 billion de livres syriennes. Les prêts accordés par les banques d'État ont grimpé de 15 %. Ceux accordés par les banques privées conventionnelles ont enregistré une hausse de 35 %, et les prêts accordés par les banques islamiques ont bondi de 50 %. La totalité des prêts du secteur bancaire islamique n'a toutefois représenté que 2 % du total.
Tous les secteurs d'activité ont bénéficié de cette croissance de l'activité d'emprunt, à l'exception du commerce de détail et de gros, qui semble avoir subi le contrecoup de la récession mondiale. Inversement, le nombre de prêts au secteur agricole a explosé, enregistrant une augmentation de plus de 100 %, à la lumière de la croissance de l'activité agricole. Le nombre de prêts accordés au secteur a d'ailleurs représenté 19 % du total des prêts octroyés par le secteur bancaire.
Enfin, les prêts accordés aux secteurs minier, industriel et infrastructurel (regroupés dans une meme catégorie) ont bondi de 70 % en glissement annuel.
En parallèle, le montant des dépôts bancaires a continué de grimper, même si celui des dépôts en devises étrangères a pour sa part diminué en raison du très faible taux d'intérêt pratiqué sur le dollar et l'euro. De ce fait, le montant total des dépôts a atteint 1,19 billion fin 2009, en hausse de 12 % en comparaison avec l'an dernier.
Pour rappel, sur les 13 banques privées présentes en Syrie, deux d'entre elles sont islamiques.
Par ailleurs, trois nouvelles banques privées conventionnelles ont débuté leur activité l'an dernier : Fransabank Syria, Bank al-Sharq et Qatar National Bank Syria. La Bank of Jordan Syria a quant à elle bouclé sa première année opérationnelle.
En coopération avec : The Syria report


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