Vicente Molina Foix, entre la plume et la caméra.
Il vogue entre deux univers, cet Espagnol né à Alicante et qui a poursuivi des études de droit, de philosophie et de littérature. Deux univers différents et pourtant tellement imbriqués l'un dans l'autre. Celui des mots et des images.
Critique de cinéma et auteur dramatique, traducteur d'œuvres de Shakespeare, mais aussi de Kubrick, il est un de ces poètes d'une époque (fin des années 60) où l'écriture est étrangement liée au 7e art. Sa carrière d'écrivain débute à l'âge de 24 ans quand José Maria Castellet l'inclut dans une anthologie intitulée Nueve novisimos poetas espagnoles de 1970 (Neuf poètes très
nouveaux).
Avec son roman L'ouvre-lettres, Foix obtient le prix national de la littérature et son ouvrage est couronné de succès. Cela n'empêchera pas cet écrivain, qui se dit lui-même « métisse », de se tourner de nouveau vers la caméra et les scénarios de films. « Je n'aime pas la littérature dans les films, je préfère la consacrer aux livres, tandis que je réserve la beauté des images aux films. »
Ce solitaire qui se replie au Maroc pour écrire avoue par ailleurs que lorsqu'il s'agit de réaliser des films (il en a deux, jusqu'à présent, à son actif : Sagittaire et Les dieux des bois), c'est un bain de foule qu'il fait. « Le film est une œuvre collective où les acteurs ont un grand rôle à jouer. Ce ne sont pas des mots et des personnages immatériels comme dans les livres, mais des êtres vivants qui participent totalement à la conception du film », conclut-il.
Alors, plaisir de filmer ou d'écrire ? Pour Vicente Molina Foix, ils ne sont pas semblables, mais néanmoins tellement indissociables.


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