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Économie - Liban - Débat

FMI : Il est temps pour nous d’écouter les jeunes

Le Fonds monétaire international a organisé une table ronde au cours de laquelle une vingtaine d'étudiants ont abordé les principaux sujets économiques, locaux et régionaux.

Un grand nombre de jeunes diplômés pourraient se retrouver d’ici à dix ans sur un marché du travail saturé.

Dans le cadre du programme « IMF Youth Dialog », le Fonds monétaire international (FMI) a organisé jeudi à l'Université américaine de Beyrouth (AUB) un débat économique axé sur le dialogue avec les jeunes. Une vingtaine d'étudiants de l'AUB ont ainsi pu discuter des principaux défis rencontrés par l'économie libanaise avec Saadé Chami, directeur du centre technique d'assistance du FMI pour la région du Moyen-Orient (Metac), et Nada Choueiri, représentante du FMI à Washington. Au cours de ce dialogue, les étudiants ont répondu à des questions - et en ont posé de nombreuses - sur l'économie libanaise, la crise économique mondiale ou encore le FMI.
À l'issue de ces discussions « sérieuses et très fructueuses», selon M. Chami, les étudiants ont évoqué les défis prioritaires, à leurs yeux, pour la croissance économique du pays, à court et à long terme. La plupart d'entre eux ont fait part de leur désir de changement et de réformes, énumérant les points faibles et les points forts des secteurs économiques du pays et proposant des mesures concrètes afin de remédier aux défaillances actuelles. Parmi les sujets évoqués, l'instabilité politique, les réformes économiques, l'emploi et l'éducation étaient clairement des sources de préoccupation majeures pour les jeunes. Ces derniers se sont surtout focalisés sur l'éducation, estimant entre autres que la différence était grande entre l'enseignement théorique reçu dans les établissements scolaires ou universitaires, et la pratique dans le monde du travail.
Quant à l'emploi, les étudiants ont identifié le manque local d'opportunités comme l'une des causes principales de l'émigration massive des jeunes diplômés à l'étranger. Ils ont en outre déploré l'enracinement du système de pistons et les discriminations socioconfessionnelles. « Le chômage n'est pas (ici) lié aux compétences », a ironisé l'un des participants.
Les membres du FMI ont d'ailleurs déclaré partager les inquiétudes des étudiants vis-à-vis du chômage, qui risque fort de s'aggraver régionalement en raison de la croissance démographique au Moyen-Orient : un grand nombre de jeunes diplômés pourrait ainsi se retrouver d'ici à dix ans sur un marché du travail saturé.
Enfin, le rôle du FMI au Liban et au Moyen-Orient a été évoqué et, le cas échéant, clarifié par ses représentants. Pour rappel, cette organisation compte 186 pays membres, dont le Liban, Son but principal est d'assurer la stabilité du système monétaire international, vital pour une croissance économique durable et pour combattre la pauvreté.
Les débats « IMF Youth Dialog » sont quant à eux un volet tout à fait inédit initié par le Fonds. La table ronde organisée à l'AUB était la deuxième d'une série qui prendra place dans plusieurs universités du monde arabe, de l'Égypte au Maroc en passant par les Émirats. Même s'il n'est pas prévu que ces débats soient organisés pour le moment à l'échelle mondiale, le FMI espère rassembler le plus grand nombre possible d'informations et de suggestions émises par les jeunes, pour les transmettre ensuite au quartier général et en intégrer éventuellement certaines dans ses programmes.
Mais pourquoi avoir choisi les jeunes ?
Jeremy Mark, responsable des relations publiques du FMI, également présent au débat, a répondu en toute simplicité à L'Orient-Le Jour : « Il est temps pour nous d'écouter, pour mieux comprendre » la génération des citoyens de demain. 
Dans le cadre du programme « IMF Youth Dialog », le Fonds monétaire international (FMI) a organisé jeudi à l'Université américaine de Beyrouth (AUB) un débat économique axé sur le dialogue avec les jeunes. Une vingtaine d'étudiants de l'AUB ont ainsi pu discuter des principaux défis rencontrés par l'économie libanaise avec Saadé Chami, directeur du centre technique d'assistance du FMI pour la région du Moyen-Orient (Metac), et Nada Choueiri, représentante du FMI à Washington. Au cours de ce dialogue, les étudiants ont répondu à des questions - et en ont posé de nombreuses - sur l'économie libanaise, la crise économique mondiale ou encore le FMI.À...
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