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Cinema- - À L’Affiche

Dans l’antre de Mr Tim

Féerie d'images, explosion de couleurs, magie des mots et des gestes, inventivité dans la création des personnages. Voilà le plus génial des cinéastes contemporains Tim Burton qui revisite l'ouvrage de Lewis Carroll et qui transforme « Wonderland » en « Burtonland ».

Mia Wasikowka est Alice adolescente, qui revisite le pays des merveilles. (DR)

Alice In Wonderland, de Tim Burton
Avec Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Mia Wasikowka.    


Le classique de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, est  produit pour la seconde fois par Disney, mais cette fois par le plus déjanté, le plus décalé et aussi le plus poétique des cinéastes. Une féerie de couleurs, de personnages, d'exubérance et de folie par celui qui a su allier le sombre au fantastique dans une fusion d'imaginaire sans limite. Et cette fois-ci en 3D, alors allez imaginer cela. Tim Burton, qui signe ici sa première œuvre en 3D, avoue qu'il n'a pas encore été rôdé à cette technique, mais qu'il s'est essayé quand même en y mettant sa propre touche. Qui de mieux pour incarner le chapelier fou que Johnny Depp, son acteur fétiche ? Une osmose dans la collaboration, puisque les deux artistes comparaient leurs dessins et aquarelles afin de trouver un nouveau visage au chapelier fou à l'œil plus dilaté que l'autre. Quant à Madame Burton, Helena Bonham Carter, c'est sa sixième collaboration avec son mari et elle a réussi à donner une image très baroque de la reine de cœur. Entourée d'un casting fulgurant, Anne Hathaway  en reine blanche, Alan Rickman en ver à soie et Michael Sheen. Mia Wasikowka, une nouvelle venue à l'écran, incarne très bien cette Alice adolescente qui revient à ce pays des merveilles qu'elle avait visité autrefois enfant.        

Planète Abraj/Zouk/St-Élie, Cinemacity, Empire Dunes/Sodeco 

The Road, de John Hillcoat
Avec Viggo Mortensen et Charlize Theron.


Suite à une explosion nucléaire, un homme se retrouve seul sur la route, accompagné de son jeune fils. Il devra tout faire pour le préserver des hommes devenus des cannibales, ainsi que des bandits qui rasent les villes. Adaptation du roman éponyme de Comac McCarthy (No Country for Old Men), le film illustre ce voyage accompli entre un père et son enfant dans un paysage apocalyptique, mais il évoque au-delà de cela la volonté de tous les parents de savoir leurs enfants sains et saufs. En effet, l'action a lieu dix ans après la grande explosion qu'on ne voit pas à l'écran, mais qu'on devine. Avec des flash-back sur la vie antérieure, on voit seulement comment la végétation a changé et les hommes aussi. C'est ce qui suffit à tout expliquer. Car tout se passe entre cet homme et son fils, et les gestes du quotidien pour la survie. Si ce film est sorti en même temps que The Book of Eli, c'est pour dire combien l'humanité craint cette période postapocalyptique et l'appréhende avec toutes les conséquences qui en découlent. Mais contrairement à l'autre film, cette œuvre s'attarde sur  les rapports intimes entre les humains. Dans cette atmosphère sombre et glauque, Charlize Theron occupe un rôle secondaire, ainsi que Robert Duvall et Guy Pearce qui ne sont que des figurants.      

Grand Cinemas ABC/Grand Concorde,
Grand Las Salinas, Planète Zouk/Abraj

Bienvenue à « Burtonland »


La terre est celle qui donne les particularités et les spécificités à tous ceux qui vivent dessus. En anglais, elle est appelée « land ». C'est tout un univers, avec son identité, son label. Disneyland est la terre où sont nés ces personnages enfantins, ludiques et naïfs. Surgis tout droit de l'esprit du papa Walt. Neverland est l'univers de cette enfance dont rêvent enfants et adultes, et qui avait comme père naturel Peter Pan et pour père adoptif Mickael Jackson. C'est un monde de nostalgie. Un peu mélancolique. Wonderland est ce pays des merveilles qu'Alice a un jour visité et qu'elle a essayé de partager avec les autres à travers le labyrinthe du cortex cervical de Lewis Carroll. Enfin, il y a un quatrième pays toujours aussi fantastique, magique et décalé. Sombre et morbide parfois, coloré à d'autres moments, mais toujours baroque et déjanté, traduisant l'esprit d'un cinéaste génial plein de poésie. C'est le « Burtonland ».
Chez Tim Burton, il y a cette magie des têtes qui se métamorphosent, qui se transforment, se phagocytent ou éclatent. L'artiste  les maquille, les coiffe, les ébouriffe, les agrandit, les « grand formatise » pour mieux les faire exploser (Mars Attacks). Il y a cette logique ou cet illogisme de la démesure, les géants marchant avec les nains (Big Fish) ou les jumeaux, sorte de dédoublement, sillonnant souvent sa pellicule. Mais il y a  aussi ce noir qui s'accommode fort bien avec le coloré, à l'image du gentil coiffeur Edward Scissorhands, qui peut devenir un coupeur de têtes (Sweeney Todd). Dans Burtonland il y a les habitants locaux. Ce sont les indigènes. Ils suivent des lois et des coutumes propres à ce pays sans frontières et qui n'a pas sa place sur la carte. Un Johnny Depp qui peut lâcher n'importe quel projet cinématographique pour revenir à sa terre natale et une Helena Bonham Carter qui a fait ses armes déjà auprès de son mari. Adoubée par lui, elle a prouvé qu'elle pouvait officiellement appartenir à Burtonland.
Dans la boîte de Pandore de Mr Burton, il y a des milliers de personnages  farfelus et burlesques, prêts à nous étonner ; une terre où l'on accroche ses chaussures sur un fil à lessive avant d'y pénétrer ; une mer qui vous emporte sur des flots poétiques. Tellement de rêves, d'imaginaire débridé. Un pays qui ne nécessite ni passeport ni visa, mais seulement une âme d'enfant et des milliers de couleurs dans la tête.
Alice In Wonderland, de Tim Burton Avec Johnny Depp, Helena Bonham Carter et Mia Wasikowka.    Le classique de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles, est  produit pour la seconde fois par Disney, mais cette fois par le plus déjanté, le plus décalé et aussi le plus poétique des cinéastes. Une féerie de couleurs, de personnages, d'exubérance et de folie par celui qui a su allier le sombre au fantastique dans une fusion d'imaginaire sans limite. Et cette fois-ci en 3D, alors allez imaginer cela. Tim Burton, qui signe ici sa première œuvre en 3D, avoue qu'il n'a pas encore été rôdé à cette technique, mais qu'il s'est essayé quand même en y mettant sa propre touche. Qui de mieux pour incarner le...
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